Ils sont marrants, enfin plutôt navrants, ces grands groupes de presse : ils créent des gratuits qui pullulent sur les tables de bistrots et cartonnent grâce à leur concept simpliste et leur « information » à quinze.
Ils attirent ainsi des annonceurs et des lecteurs, et constatent amèrement en fichant à la porte des journalistes que l’information micro-régionale ne paye pas ou plutôt coûte trop cher.
C’est clair qu’avec le standing luxueux du correspondant régional du Matin (enfin bientôt ex), le rapport prix-qualité-intérêt du public ne permettait plus de continuer à entretenir des bancs de foire régionaux.
Mais le principal problème n’est pas structurel, il est qualitatif et professionnel: pour produire de l’information régionale intéressante, il ne faut d’abord pas provenir du Matin ( ça tache), et accepter s’intégrer au paysage régional de façon un peu harmonieuse.
On ne peut pas concevoir ceci depuis Lausanne et surtout avec un esprit suisse-alémanique.
Mots-clés : information régionale, le-matin, licenciementVous pouvez lire aussi dans le même ordre d'idées :
Explorer dans le temps
- Suivant: » 2-0 pour Ecône, après prolongations
- Précédent: « Petit Daniel, le paléo-politique
Saisir l'adresse email ici



Deutsche Welle
