Il y a des matins où véritablement on a envie d'engager l'entarteur belge Noël Godin pour quelques semaines en Suisse et quelques missions bien précises. Ainsi que le relève le Temps, en quelques semaines le franc suisse a atteint son niveau historique le plus bas face à l'euro (1.6729 franc pour 1 euro).
Toujours selon la même source, Jean-Pierre Roth, Président de la Banque Nationale Suisse a eu l'audace verbale et surtout intellectuelle de déclarer ce qui suit: « Nous devons nous préparer à de mauvaises nouvelles » en faisant allusion à la crise des subprimes et aux éclaboussures probables en Suisse dues à ce désordre. Et par ailleurs de constater que le taux d'inflation en Suisse est inférieur à celui des autres pays européens qui nous entourent, que tout va donc bien dans le meilleur des mondes possibles et que le loyer de l'argent en Suisse ne devrait pas augmenter.
Dans une situation comme celle dans laquelle nous vivons actuellement, en pleine queue de comète de la crise des subprimes, resserrer le crédit est d'une rare stupidité. Bien sûr que l'euro fort plaît aux exportateurs, mais la BNS ne va pas tarder à s'apercevoir que l'inflation importée des pays voisins ne sera pas négligeable. Le premier partenaire commercial de la Suisse est l'UE, pas la Federal Reserve Board. Et les premiers à utiliser le franc suisse sont quand même les consommateurs suisses…
On dirait que le Suisse a passé "un accord commercial" avec la FED pour éponger aux frais du contribuable et résident helvétique une partie du déficit US colossal.
Ca mérite rien moins qu'une tarte, ce genre de niaiseries.
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