Infrarouge : l’émission qui ne sert à rien

22 février 2010 | par | Pas de commentaire Plus loin

La vision d’Infrarouge est décidément insupportable. Au centre de la mare trône Mamarbachi, fière, marathonienne et carnassière,  qui de sa voix aigrelette et qui casse l’oreille interne passe son temps à relancer un impossible débat entre politiciens et politiciennes qui ne sont là que pour vendre leur soupe comme des camelots au Salon du mixer joyeux et de la râpe dorée.

On y entoure le saint des saints, l’autel en somme,  d’un amoncellement de groupies et de grouppys, y compris généralement quelques hauts fonctionnaires tendance PKZ dont la présence est justifiée uniquement par le nombre à chaque fois impressionnant de sottises que disent leurs chefs.

Et récemment on devait supporter le dernier schtroumpf de Berne, Burkhalter, dont on se demande pourquoi il affecte de parler le français avec un accent suisse-alémanique et une voix nasillarde aussi désagréable, dans une très vaine tentative de démonstration de ce que son prédécesseur aurait fait de bien, un jour, une fois …

Flanqué d’une houri insupportable nommée Meyer qui ne s’arrange pas avec l’âge puisque non seulement elle ne peut s’empêcher de couper la parole à tout le monde, mais en plus parle toute seule à demi-voix ou fait des apartés peu discrets avec un sourire de sorcière de carnaval mouillée par la pluie.

Bref, cette émission qui coûte quand même bonbon, puisque l’équipe qui passe son temps à la produire et la préparer est pléthorique, est le prototype de ce que  pourraient faire les journalistes sportifs du Matin si on leur demandait de parler français et de traiter de choses sérieuses.

Infrarouge est une forme de croisement contre nature entre le talk show raté et un mauvais épisode des Simpson. Ce n’est pas drôle, pas instructif, pas intéressant, pas bien fait et en plus, on y laisse la place à un « méchant » dessinateur (salut Philippe, quel apostolat ! ) qui ose critiquer … même si pour lui les fesses de Micheline pouvaient bien être dessinées, mais plus rondes.

Avant de converger, la RTS devrait peut-être élaguer : on ne naît pas producteur présentateur, on le devient, et ceci encore n’est pas forcément valable pour tout le monde.

Le monde politique suisse est tellement misérable médiatiquement qu’on ne devrait pas lui consacrer tant d’heures de travail  pour un résultat aussi misérable qu’on en est presque à regretter « Table Ouverte » : un comble.

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