Brunschwig-Graf : faites ce que je dis, peu importe ce que je touche

Dans une interview donnée au Matin (papier) de ce jour, Martine Brunschwig-Graf ne donne pas dans la dentelle. En substance elle trouve que la limitation de l'âge de la retraite à 65 ans est stupide et que faire passer cette limite à 70 ans est opportun voire souhaitable.

Ou bien elle a fumé un truc bizarre ou bien elle a trop bu le jour de l'interview mais là, et pour une fois, elle raconte de bien étranges choses pour un 8 mars, journée internationale de la femme.

En effet, elle oublie de dire que la concernant ce n'est pas un vrai problème puisqu'en ayant été conseillère d'Etat pendant une certaine durée, et bien que dans la cinquantaine joyeuse, elle touche déjà depuis quelques années une retraite complète de conseillère d'Etat genevoise (plus de Fr. 200'000.– par an) … et donc de quoi se payer un café sans problème en sus évidemment d'autres émoluments fédéraux, pour les vacances et l'argent de poche. De quoi aussi attendre l'âge de la retraite fixé à 70 ans sans problème …

Il est des jours où on ferait mieux de la boucler ou alors en tous cas de ne pas souhaiter faire de la politique par l'exemple.

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Catégorie: Brèves

Commentaires (7)

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  1. Elena dit :

    Salut kalvin !

    Tu m’en apprends de bien belles sur Brunschwig-Graf et sa retraite déjà dorée !

    Moi, je me demande si ça serait bien d’instaurer un âge minimum de retraite mais aussi la possibilité, pour qui souhaite et est encore capable, de travailler tant qu’on le peut.

    À bientôt !

  2. Tatage dit :

    Ah mais quelle bonne idée! Les femmes de plus de 45 ans en recherche d’emploi qu’on ne veut plus dans l’économie seront ravies. Et je me réjouis de voir les nombreuses offres d’emploi pour les plus de 60 ans, les plans de carrière qu’on va proposer aux seniors dans les entreprises. En ce moment, on ne cesse de pousser les plus de 55 ans à la porte, je suis certaine que les patrons se feront un plaisir de mettre tout en oeuvre pour que la proposition de Mme BG se réalise.

  3. kalvin dit :

    Un truc intéressant aussi: lors de la fondation de l’AVS en 1947, la rente minimum équivalait à peu près à Fr. 900 .– actuels et la rente maximum à plus de Fr. 6’000.– actuels aussi (plus de 6 fois le minimum). Il y avait donc un immense écart entre le minimum et le maximum et surtout, les montants ressemblaient à quelque chose de vivable en terme de pouvoir d’achat. Actuellement, avec une rente AVS minimum simple à Fr. 1’100.–, on va loin…et la rente maximum de couple est de Fr. 2’210.– . Sans autre commentaire.

  4. kalvin dit :

    @Tatage : excellent, ceci dit tu as raison moi j’ai toujours été allergique aux quotas de tous types, mais c’est à se demander si on ne devrait pas obliger légalement les employeurs à engager/conserver x ou y seniors pour x ou y jeunes. En outre on galvaude savoir et surtout savoir-faire, notamment dans les métiers manuels. Les plombiers actuels n’ont de plombiers que le nom, aux dires des spécialistes, c’est tout juste s’ils savent ce qu’est un syphon ou un fer à souder.
    On ne trouve plus de bons horlogers, le bâtiment manque cruellement de bras qualifiés, etc… pendant ce temps on fabrique des chômeurs 100% garantis en leur faisant faire de la sociologie ou autre sous prétexte d’une sacro-sainte liberté académique…

  5. Sugus dit :

    À quand une vraie flexibilité qui profite à ceux qui en ont vraiment besoin : les petits salaires!

  6. Tatage dit :

    @kalvin: je ne suis pas sure que le sociologue ferait un bon plombier, pas plus que l’inverse d’ailleurs!

    Mais peut-être pourrait-on former moins d’employés de commerce et plus de plombiers, si tant est que les jeunes Suisses veuillent faire des métiers manuels, hors des bureaux et loin des ordinateurs.

    Peut-être aussi les jeunes Suisses ne veulent pas/plus être exploités durant leur apprentissage à des conditions qui leur paraissent insupportables : se lever tôt, arriver à l’heure, obéir à patron, travailler dans le froid, se salir les mains, porter des bleus de travail, etc. C’est bien trop loin des modèles que présentent « les médias » !

  7. Kalvin dit :

    @Tatage : tu as raison, et pourtant dans ces métiers il y a des valeurs, du savoir-faire, du savoir être et du savoir-vivre, pas que des inconvénients. C’est vrai que la mode n’est plus aux mains sales. Mais parfois je me demande un peu si la mode est encore au travail, tout simplement ou si « glander » n’est pas quelquefois une occupation qui ne déplaît pas. Je sais c’est une réaction de vieux …

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