Cervelas, gros sous, COOP et Migros

On a vu le psychodrame qui hante la Berne fédérale au sujet des peaux de cervelas, cette fameuse saucisse confédérale qu'on va bientôt inscrire au patrimoine mondial de l'humanité gastronome pour cause de disparition du marché suisse de sa fameuse peau d'origine sud-américaine.

Vache folle oblige ou gros sous ? Quand on prend la peine de poser une ou deux bonnes questions, on s'aperçoit qu'en fait, la peau de cervelas (boyaux brésiliens) cache un marché autrement juteux, celui de l'importation de toute la viande brésilienne en Suisse (et en Allemagne).

Coop et Migros poussent à l'importation débridée (alors que la viande locale est en suffisance sur le marché suisse), mais pour obtenir les faveurs des politiques, les gros distributeurs ont choisi comme prétexte de faire croire au public et aux politiciens dadais que la peau de cervelas posait problème. Au fait, quand vous achetez un sirloin steak brésilien à la COOP, vous savez que vous dégustez du buffle et non du boeuf ?

En réalité, les deux gros distributeurs ont fait un simple calcul plus ou moins subtil : si on rétablit ou maintient l'autorisation d'importer des boyaux brésiliens pour entourer nos cervelas à croix suisse, c'est qu'il n'y a pas de risque de vache folle ou de maladie de Kreutzfeld Jacob. Et s'il n'y a pas de risques avec les boyaux, il y en a encore moins avec la viande elle-même … compris l'astuce ? on a commencé à comprendre en discutant avec le boucher du coin, mais c'est intéressant cette petite histoire.

Simple manipulation pour gagner des sous et éviter que la marge ne fonde comme une peau de ……

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Catégorie: Brèves

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