Il y a risque et risque

1 novembre 2008 | par | 1 commentaire Plus loin

Le brave Roth, de la BNS évidemment, estime risqué de toucher aux bonus des banquiers.

Les pauvres risqueraient de filer avec les restes de leurs cerveaux sous le bras à l’étranger et la Suisse ne serait plus compétitive.

Une façon aussi intelligente de ne pas vouloir voir les problèmes que le choix effectué par la BNS des iles Cayman pour y héberger une société-bazar.

Autre détail piquant, l’UBS et le CS ne savaient pas (hahahahaha … quel rire) qu’elles étaient sous surveillance étroite. Heureusement qu’on les surveille étroitement depuis 2007, car les résultats sont manifestement à la hauteur des exigences. Sans surveillance ça aurait coûté ou plutôt nécessité quel engagement cette plaisanterie ?

Que les banquiers fautifs au chômage doré quittent la Susse avec armes et bagages est une très bonne chose, ce sera moins risqué dans le futur, mais que la BNS chargée de veiller au grain par le Conseil fédéral trouve dangereux de réguler les bonus est tout simplement scandaleux.

Déni de démocratie, népotisme et bazar intégral qui ne vont justement pas ramener la nécessaire confiance, mais qui conforteront tout un chacun qu’en Suisse il y a deux sortes d’hommes devant la loi: les banquiers et les autres, ces derniers fussent-ils conseillères ou conseillers fédéraux.

Roth risque d’en faire virer plus d’un … au rouge avec ses déclarations stupides.

© iconographie Keystone

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Catégorie: Brèves

Commentaires (1)

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  1. Marc dit :

    La direction générale de l’UBS se prive de bonus pour 2008 :

    On ne parle pas encore de réduction salariale. D’autre part, les autres employés de l’UBS (tous ?) recevront un bonus. Et qui payera ? C’est le contribuable, vous et moi.

    A partir de quel moment le management de l’UBS va-t-il se sentir mal à l’aise ? (on pourrait parler de honte, de remords, de réparation… mais ne rêvons pas).

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