La grêle après la vendange

30 septembre 2008 | par | 4 commentaires Plus loin

Comme d’habitude, nos aimables gouvernants que l’on ne cesse d’avertir depuis plus d’un année passent leur temps à dormir. Des « spécialistes » comme Charles Favre, par exemple, continuent d’annoncer ce matin sur la RSR que tout va bien à bord et que l’économie réelle va bien. La médecine lui va manifestement mieux que la politique, sans parle d’économie …

« Pas de souci ça va passer » est le message. Si aujourd’hui personne ne veut acquérir un canard boîteux comme UBS qui est encore trop cher malgré la baisse historique de Wall Street hier et le refus justifié de la Chamber des représentants US, il ne reste qu’une solution et à mettre en oeuvre depuis dèjà longtemps: la nationalisation pure et simple et la mise sous contrôle opérationnel de l’ensemble des dirigeants actuels.

En attendant, vu la situation, il ne sert plus à rien non seulement de laisser traîner quelques sous à l’UBS ou de payer ses intérêts hypothécaires à cet établissement. Vu ce qui se passe, il faudra plus d’un quart de siècle pour mettre de l’ordre dans le bazar inventé par Greenspan et vendu sous licence à Ospel and Co. Et en face du problème des politiques irresponsables et incapables de juger la situation en la traitant concrètement.

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Catégorie: Brèves

Commentaires (4)

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  1. Dr. Goulu dit :

    pfeuuww, ne plus payer ses dettes à l’UBS, en voilà un conseil avisé pour retrouver sa maison dans une vente aux enchères en 2 coups de cuillère à peau (ou à pot, ça dépend)

    Après cet avis juridique de très haut niveau, tu pourrais peut être en donner un de politique capable et responsable : vas-y, dis-nous comment traiter ça concrètement ? ça commence par « yaka » et ça continue avec « faukon » ?

  2. kalvin dit :

    Pfeu à voir
    Avant la crise, UBS mettait en moyenne entre 5 et 10 ans pour parvenir à faire vendre un objet aux enchères, compte tenu de son absence totale de performance dans ce type de gestion (notamment).
    Il y a donc parfois des calculs cyniques à faire, surtout lorsque les tuiles et même la fumée de la cheminée sont hypothéquées, grâce aux bons conseils avisés de la même UBS. A chacun sa crise des subprimes …

  3. Dr. Goulu dit :

    Ou alors peut-être que quand ils avaient assez voire trop de cash, ils espéraient que le proprio se refasse une santé ou attendaient de pouvoir vendre un bon prix.

    Mais s’ils partent en faillite, le liquidateur ne sera pas si patient, promis juré. Je vois assez bien un bus plein de gens qui ont des ronds faire le tour des villas de ceux qui auront suivi tes conseils. Une fois de plus les cow-boys auront une longueur d’avance…

  4. Mazoyer Dominique (Mme) dit :

    Monsieur Whiteoak,
    C’est avec beaucoup de plaisir que je viens de vous entendre à la radio et aussi de faire votre connaissance via votre blog !
    Je vous remercie beaucoup pour vos commentaires lesquels me rassurent par rapport à mes propres pensées et intuitions.
    Pour en revenir à nos autorités bernoises et leurs commentaires lénifiants, je vais être extrêmement radicale dans mes commentaires : La Suisse n’existe plus. Grâce aux accords bilatéraux, la Suisse bénéficie des grandes intelligences provenant de la Communauté européennes, principalement de France en Suisse romande et d’Allemagne en Suisse allemande, et maintenant aussi à Lausanne. Ces derniers dirigent aussi de plus en plus nos entreprises à tous les échelons. Arrivée à ce constat, je pense que la Suisse devrait adopter le même statut que le Principat d’Andorra qui est administré conjointement par la France et l’Espagne, qui utilise l’Euro sans faire partie de la Communauté Européenne, qui n’a pas de TVA mais est un paradis fiscal (selon Wikipedia). Ainsi, nous pourrions faire différentes économies (financières et les bourdes diplomatiques) en supprimant nos Conseillers fédéraux et mandater Economisuisse en tant que commerciaux à Bruxelles !
    J’avais également suggéré dans la rubrique Opinions du 1.09.08 de 24Heures que la défense militaire de la Suisse soit prise en charge par la Communauté européenne. Peu après Monsieur le Commandant de corps Keckeis semblait suggérer la même chose….
    Je vous remercie beaucoup pour votre patience à me lire et vous présente, Monsieur, mes salutations distinguées.

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