Le Parquet vaudois invente un nouveau concept

Dans la cadre de l’affaire de Vevey qui semble-t-il ne contient aucune preuve matérielle, le procureur est convaincu. « Dans cette affaire, il n’y a pas de doute raisonnable à avoir » a-t-il martelé.

Bien lui en fasse, mais il invente au passage un nouveau concept juridique : celui du doute raisonnable. Il y a donc deux doutes en droit pénal selon lui, le doute raisonnable et le doute déraisonnable. D’où donc sort-il ce nouveau concept quasi blochérien.

Actuellement et jusqu’à preuve du contraire, le moindre doute doit profiter à l’accusé, point à la ligne.

Que quelqu’un le trouve raisonnable ou déraisonnable. Et s’il il y a doute déraisonnable c’est qu’il y a doute quand même. Le parquet vaudois patine une nouvelle fois dans la semoule, après ses exploits de  l’an passé avec la BCV. Il ne va pas tarder à s’en apercevoir avec le verdict à venir.

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Catégorie: Brèves

Commentaires (3)

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  1. Dr. Goulu dit :

    ce procès me rappelle beaucoup celui de la « bière au cyanure » de Romont, où « l’intime conviction » avait conduit le jury à ne condamner « qu’à » 10 ans de prison un accusé contre lequel il n’y avait aucune charge matérielle. (voir http://www.letemps.ch/dossiers/dossiersarticle.asp?ID=211458 )

    Le doute profite à l’accusé, sauf si on a l’intime conviction qu’il est coupable …

  2. kalvin dit :

    @ Dr. Goulu

    Certes cher Docteur, mais là on a un peu le sentiment, de l’extérieur, que le Parquet nous « rejoue » une conviction qu’il ne peut rationnellement pas soutenir. Une sorte de méthode Coué somme toute un peu inquiétante et qui ne porte pas au sommet de la Dent Blanche sa crédibilité … résiduelle. Or on doit quand même étayer une intime conviction …

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