L’urgence selon le Parlement helvétique

On se souviendra longtemps du mois d’octobre 2008 et de l’acte 1 de la saison 1 du sauvetage de l’UBS par le Conseil fédéral. On vient d’apprendre qu’après quelques hésitations, le Parlement débattra « en urgence » du secret bancaire et de la situation de la place financière suisse les 17 et 18 mars 2009.

urgence fédérale suisse

Formidable efficacité de deux chambres qui visiblement et pour l’essentiel dans cette affaire ne jouent que le rôle de spectateurs curieux. En effet, d’octobre à mars … ça fait 5 mois, presque une demi-année, presque un un demi-exercice annuel de banque, une paie quoi. Le Koweit a été libéré en 1991 entre le 16 janvier et le 27 février …

Comment les parlementaires veulent-ils que le peuple qui les a élus les prennent encore, ne serait que deux minutes au sérieux ? ils ont perdu toute mesure dans leur anesthésie, toute référence. Ce parlement là ne sert à rien face à la toute puissance de l’Administration fédérale.

Comme ne servent à rien les conseillers fédéraux ayant âge, ouïe, vue et sens critique de retraités et qu’on a coutume de nommer à ce poste pour « leurs grandes qualités ».

Nettoyer les institutions est plus que nécessaire au royaume de Guillaume Tell.

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Catégorie: Brèves

Commentaires (1)

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  1. Marc dit :

    Le parlement a accepté le « plan de sauvetage » de l’UBS à 66 milliards sans demander de contrepartie ni de contrôle. C’était un chèque en blanc aux managers Peter Kurer et Marcel Rohner dont on nous a assuré qu’ils étaient de brave gens dignes de confiance, juste un peu malchanceux.
    Ces braves gens ont organisé une industrie de fraudes fiscales aux USA, ils ont fait exploser le secret bancaire et sont aujourd’hui vidés comme des malpropres.
    Tous ces libéraux qui nous disaient qu’il faut faire confiance à la banque et éviter toute regard ou contrôle de l’État admettront-ils qu’ils ont claqués des milliards d’argent public en les confiant à des bandits ?

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