UBS et CS, la semaine de vérité

28 octobre 2007 | par | 4 commentaires Plus loin
On va enfin avoir une idée plus précise la semaine prochaine sur l'ampleur des dégâts monumentaux causés par la crise des subprimes chez nos braves instituts impéritieux. Pour l'UBS gageons que ce sera son premier trimestre dans le rouge depuis une dizaine d'années, mais seulement le premier trimestre d'une série sans doute, à moins qu'on accommode les états financiers à la sauce sucrée. Et dire que l'UBS est le plus grand gestionnaire de fortunes du monde, il y de quoi rêver sur sa capacité à gérer quoi que ce soit. On espère que la clientèle saura tirer les conclusions d'une telle impéritie.

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Catégorie: Brèves

Commentaires (4)

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  1. Tiouk dit :

    « On espère que la clientèle saura tirer les conclusions d’une telle impéritie. »

    Et quelles en seraient les conséquences ? Licenciements massifs en Suisse ?, merci de votre soutien pour cette branche de l’économie… :o)

    J’ai vraiment de la peine à vous suivre parfois… Avez-vous été employé par l’UBS dans le passé ? ou avez-vous un grief personnel des suites du refus d’un prêt (ou qqch du genre) ?

  2. kalvin dit :

    @ Tiouk

    Dieu m’en garde, je n’ai jamais été employé de l’UBS. Il n’y a en plus rien de personnel dans les griefs que je relève, c’est une simple question d’éthique, on ne peut à la fois vivre de l’argent des autres en le gérant mal et en reportant sur eux les pertes que l’on fait. Il y a un dédain aussi pour l’actionnaire, dont le pouvoir de contrôle est volontairement réduit à sa plus simple expression, le droit de la boucler. Il y a enfin un absolu mépris des droits sociaux élémentaires et une vision du monde totalement amorale qui ne repose que sur la fameuse notion de marché qui fait fi de toutes les inégalités choquantes. Les gens qui acceptent de travailler pour cet institut en partagent forcément les principes « moraux » et en assument les conséquences. Le beurre, l’argent du beurre, la tranquillité, la sécurité, il n’existe que les banques, les assurances et les administrations pour l’offrir. Ces avantages ont des conséquences parfois.

  3. Tiouk dit :

    « on ne peut à la fois vivre de l’argent des autres en le gérant mal et en reportant sur eux les pertes que l’on fait. »

    N’est-ce pas pourtant la définition de l’Etat social ? :o))

    Merci pour ta réponse.

  4. kalvin dit :

    @ Tiouk

    Je ne crois pas que ce soit la définition de l’État social, à tout le moins de l’État social idéal. Ce dernier devrait être économe et économiquement stable grâce à une juste et contrôlée assiette de l’impôt. Aujourd’hui, n’importe quelle société en Suisse déclare le profit qu’elle veut et, cas de fraudes mis à part, ça marche et pourquoi, parce que les gentils fonctionnaires du fisc ne voient pas passer le puck …on peut en améliorant les performances de deux ou trois petits points faire gagner 50% de plus d’impôts à toutes les collectivités publiques suisses, mais le politique a trop peur de ça et refuse de donner les moyens financiers et matériels pour le faire, dommage.

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