UBS et FINMA : chic, ils ont tué le secret bancaire

19 février 2009 | par | 1 commentaire Plus loin

On savait depuis des mois notamment depuis que Birkenfeld s’était mis à table contraint et forcé que le secret bancaire allait mourir de sa belle mort grâce aux fantaisies techniques de l’UBS, qui en plus d’être la championne des pertes et aussi la championne des comportements condamnables.

Elle a définitivement gagné la bataille qu’elle a entrepris contre ses propres intérêts et le secret bancaire : ce dernier n’a plus aucun sens et la banque a perdu le peu de crédibilité qu’elle conservait dans l’esprit de chacun.

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La FINMA de son côté ne fait que baisser culotte: il n’y a aucune différence (sinon quantitative) entre évasion, fraude et escroquerie fiscale, elle n’avait plus aucun argument pour prétendre le contraire.

Quant au gouvernement suisse, il a une nouvelle fois cédé aux pressions et ne pourra plus rien refuser aux USA lorsqu’ils exigeront quelques renseignements en la matière (19’000 autres comptes sont en attente et UBS reste sous contrôle US pendant 18 mois). Et que dire de l’UE, qui va sauter dans le wagon en ne tolérant pas qu’il y ait deux poids deux mesures.

Si la forme et la façon selon lesquelles tout ceci se passe est plus que discutable, sinon purement illégal, le but atteint est bon et l’on doit s’en réjouir: le secret bancaire est mort par ceux qui en ont usé et abusé.

PS : un milliard supplémentaire d’argent public suisse au moins pour payer l’amende et les intérêts !!

PS 2 : et qui évite ainsi de devoir aller mardi prochain s’expliquer devant le Sénat américain ? Peter Kurer soi-même !! avec le risque manifeste d’être épinglé et de devoir passer du temps à l’ombre des prisons US …

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Catégorie: Brèves

Commentaires (1)

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  1. Marc dit :

    Le secret bancaire helvétique n’est pas encore tout-à-fait mort : le cadavre bouge encore et il est trop tôt pour procéder à l’autopsie. D’ici là, nos doctes financiers de la Finma, de la commission parlementaire et d’ailleurs continueront -tels les médecins de Molière- à gloser sur l’état du malade. Cela les dispensera avantageusement de réfléchir à l’après secret bancaire et aux véritables intérêts de ce pays.

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