Crise : Le Temps des illusions

Sont mignons les commentateurs « officiels ». Dans le Temps de ce jour par exemple, en bon élève du « journalisme » de consensus, le lent Frédéric Lelièvre lorgne avec concupiscence vers l’Amérique pour regretter les politiques par trop restrictives en relation avec les différents plans d’austérité mis actuellement en place en Europe.

Sarkozyste de la dernière heure, il applaudit à l’idée d’un frein au déficit auquel songe le nain d’en face. Après bientôt un demi-siècle de déficits publics cumulés sans discontinuer, autant croire au miracle de Lourdes sous occupation étrangère.

La vérité est autre. Aucun pays européen, Grèce comprise, ne parviendra à appliquer son plan. La France continuera d’être farouchement dépensière et donc largement dans le rouge, Merz continuera, l’air con,  de dormir bêtement sur ses milliards d’excédents et l’Allemagne ne pourra pas se permettre de ralentir sa croissance.

On ne parle pas de l’Italie, dont la double économie ne permet aucun calcul sérieux, ni de la péninsule ibérico-portugaise qui est certes un peu plus vertueuse que l’Italie, mais qui a une fâcheuse tendance à lorgner vers elle au moment de fabriquer ses budgets.

Ces plans ne sont que des publicités mensongères encore une fois destinés à faire passer pour vertueuses de nouvelles coupes dans la portion de richesse pourtant déjà maigre qui revient de droit aux travailleurs. Il faut vraiment être commentateur officiel pour ne pas s’en rendre compte.

Et pour imaginer un seul instant que l’austérité est un remède quelconque contre la crise actuelle : une telle position est simplement suicidaire.

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Catégorie: Mignardises

Commentaires (1)

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  1. olivier melet dit :

    ++
    On devrait obliger la lecture de ce texte dans tous les cours d’économie, ainsi qu’une explication de quelques heures.

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