2e pilier : la droite au casse-pipe

5 février 2010 | par | Pas de commentaire Plus loin

Avec l’appui logistique et financier des assurances (assurance maladie, assurance vie etc), ou plus exactement en puisant par dizaines de millions dans les caisses des mêmes assurances (et assurés donc) pour financer une campagne débile pour une proposition qui l’est encore plus mais qui a passé la rampe des Chambres fédérales, la droite est en train, une nouvelle fois, d’aller au casse-pipe, et c’est tant mieux.

On ne touche pas à des acquis sociaux minimaux et surtout au porte-monnaie du contribuable assuré après lui avoir promis monts et merveilles sur le système de la capitalisation, ce même système qui permet tous les excès en particulier au niveau des bonus et autres friandises bancaires ou de groupes de bancassurances. La gueule enfarinée les élus de droite ne savent plus à quelle mamelle téter pour trouver des arguments intelligents.

Il faut dire que dans ces formations, le pourcentage d’imbéciles heureux le dispute à celui des naïfs compromis ou des profiteurs. Ces zèbres ont voulu inventer un modèle de retraite qui soit performant : ils se retrouvent avec une vieille bagnole rouillée et pourrie à peine digne du système de retraite du Malawi.

La défaite béréziniaque annoncée par les sondages payés cher mais tenus étrangement secrets en violation de toutes les dispositions réglementaires sur l’obligation d’informer sera une étape dans la reconstruction pénible mais juste d’une sécurité sociale digne de ce nom et dans un pays qui dispose largement de quoi faire en sorte que la dignité minimale du retraité soit assurée.

Le sémillant et brillantissime Parmelin y va de son explication :  «Les dix prochains jours seront décisifs. Nous devons faire passer notre message: refuser cette réforme ne fera qu’aggraver un problème que nous aurons de toute façon à résoudre, notamment pour des raisons démographiques. Mais le climat de crise rend les gens méfiants à l’égard de telles réformes

Ce n’est pas le climat de crise qui rend les gens méfiants. Mais Parmelin a une vision usuellement troublée par ses credos divers. C’est la classe politique de droite et sa façon de mener le peuple dans le mur avec ses marottes, ses phobies, ses freins et autres mécanismes dignes du milieu du siècle passé. On ne peut pas indéfiniment et sans retombées justifiées tondre le chaland.

Sans que celui-ci finisse par tousser et réexpédier les élus de droite aux champs ou à l’usine. C’est tellement mieux pour eux, et ça les calme, en général.

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Catégorie: A la Une, Res politica

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