ASB : tortueux méandres

15 novembre 2009 | par | 1 commentaire Plus loin

L’ASB a changé de patron, ce qui n’est sans doute pas un mal car la moustache en gondole de l’ancien commençait à en chatouiller plus d’un urbi et orbi.

Mais là s’arrête sans doute le changement, car ces vigoureux défenseurs du secret bancaire veulent faire accroire qu’ils ont changé d’état d’esprit en proposant ce qu’ils nomment avec emphase un nouveau modèle commercial. Il s’agit ni plus ni moins selon leur président Patrick Odier que de prétendre haut et fort ne plus vouloir accepter en dépôts que de l’argent « fiscalement propre » dans son pays d’origine.

Et le doux rêveur ou plus exactement le facétieux président de suggérer la signature par les clients d’un nouveau formulaire blanchissant la banque de toute responsabilité en cette matière, puisque ledit client y jurerait ses grands dieux, allah et tous leurs disciples avec sa signature qu’il a tout déclaré dans son pays.

En français, cette action s’appelle du lobbyisme de café du commerce pour redorer une image ternie à jamais, et surtout pour contrer les futures exigences justifiées de transparence fiscale des Etats de l’UE. Odier imagine coupler son formulaire avec un impôt libératoire, car cette solution  » permet de garantir sur le long terme la protection de la sphère privée du client« .

Une sphère privée dont on se demande ce qu’il a affaire, le brave. Puisque finalement, si cette initiative vise à contrer l’échange automatique d’information fiscale dans les années à venir, la Suisse n’aura nul besoin de son papier.

Quel intérêt en effet un état aurait-il à faire signer un tel formulaire au demeurant assez débile si de toutes façons un échange d’information automatique existe. Et quel intérêt cet échange aurait-il si plus personne ne fraude ou « n’oublie plus »  tel ou tel petit ou gros compte ouvert à la rue du Rhône, dans un tea-room adjacent ou une officine moins noble de l’avenue de Champel.

On ne change pas la mentalité mercantile d’un banquier à coups de formulaires mais à coups de fouets. Et l’application stricte de la shariah à cette race de profiteurs serait sans doute nettement plus efficace.

Un coup de fouet en public sur le postérieur du banquier par tranche de Fr. 10.– évadés serait sans nul doute plus efficace que tous les formulaires ou toutes les réglementations qu’il pourrait lui-même imaginer.

Et en plus, ça ne devrait pas choquer toute une série d’investisseurs barbus dont les pays d’origine ne sont même pas dotés d’un fisc digne de ce nom ….

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Catégorie: A la Une, Res politica

Commentaires (1)

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  1. Nos oin-oins de l’UBS dérapent encore avec des prévisions fantasmagoriques et météorites pour des bénéfices á venir qui resteront des mirages à la BUMPLITZ. Ils ont oublé qu’ils nous ont prouvé leur incompétence crasse et leur absence d’éthique. Le moustachu envolé à GENF a compris que retrouver une image vendable prendra 50 ans. Réfléchir un peu avant de dire des conneries, des inepties. La banque est devenue une coquille vide, un musée d’une Suisse qui n’est plus et que j’aimais, mais sans cette racaille. C’est pourquoi je suis parti en 97 déjà.

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