Banques majeures: la régulation illusoire

21 juillet 2012 | par | Pas de commentaire Plus loin

Il y a quelques années déjà que sur ce blog on fustige l’attitude du banquier, cet animal économique sans scrupule, sans morale et sans loi qui dans ses relations avec ses petits clients se montre intraitable, froid, hautain et malveillant et dans celles avec avec les puissants compromis, faussaire et lécheur de bottes dégoulinantes d’argent sale.

On a souvent essuyé la critique d’acharnement monomaniaque à leur endroit. Mais au fil des temps récents, la critique passée s’avère pourtant justifiée. Pire, elle était largement en dessous des qualificatifs qu’aujourd’hui les banquiers méritent.

D’ailleurs sans distinction entre grands et petits, faibles ou puissants, auxiliaires ou décideurs: tous sont coulés dans le même moule, et s’ils ne le sont pas, le corps bancaire les rejette comme des excroissances indignes d’ y figurer

Seuls coupables de la crise économique actuelle, ils sont su faire oublier très vite les milliards d’argent public dont ils ont pu bénéficier et sans lesquels leur race serait aujourd’hui irrémédiablement éteinte. Pour le bien de l’humanité d’ailleurs, car à l’image des criminels de guerre, celle qu’ils livrent en sous-sol mériterait qu’on les traduise devant les plus hautes instances judiciaires, qui actuellement n’existent pas pour réprimer les crimes qu’ils ont commis et continuent impunément de commettre.

Après les subprimes de 2007-2008, après Lehman Brothers, ces braves criminels guindés, froids, inintelligents mais rusés ont juré leurs grands dieux qu’ils allaient mettre de l’ordre dans leur profession.

Les gouvernants naïfs les ont crus. Funeste erreur. On s’aperçoit aujourd’hui que rien de ce que manigance un banquier n’est juste. Pire encore, ils trompent tout le monde dans le double but de faire de l’argent n’importe comment – à côté de ça un roitelet africain corrompu est un enfant de choeur – et surtout, sans le dire, pour exercer de fait le pouvoir sur la société mondialisée.

Manipulation des cours du Libor, de l’Euribor, des cours des matières premières et notamment du pétrole et de l’or, investissements hasardeux, plans de sauvetage de pays iniques et faux, mensonges permanents, blanchiment professionnel, délation et livraison du nom de leurs employés au fisc américain et ceci toujours avec la même assurance-vie que quoi qu’ils puissent faire, l’Etat devra venir à leur secours.

C’est vrai d’ailleurs que l’Etat n’est pas sans faute. Non seulement il est un débiteur actuellement peu sûr, mais surtout un complice de toujours qui a su mettre en place des régulateurs suffisamment dépourvus de jugeote et de capacité d’agir pour que le banquier puisse continuer de bricoler tranquillement dans son laboratoire d’inepties sans risque quelconque d’être sanctionné par la faillite.

Prétendre réguler aujourd’hui cette profession est une pure illusion entretenue par quelques professeurs de « haute finance » qui ont un peu vite oubliés qu’avant de professer ils ont participé comme acteurs de première ligne aux crimes commis ou à la mise en place de système permettant d’y parvenir. On ne pourra jamais devancer un criminel. Les banksters en effet auront toujours une longueur d’avance sur les flics chargés de les contrôler. Une fois posée cette constatation confirmée par les scandales actuels, on ne peut donc qu’en tire une conclusion.

Punir très sévèrement ceux qui ont commis crimes et délits est important. Quelques dizaines d’années de réclusion devrait faire réfléchir. Ceci toutefois n’ayant de sens que pour le passé. Mais ce ne sera pas suffisant pour l’avenir. La seule façon de prendre en mains le sort de la finance internationale est d’interdire une série de transactions, et pour le reste de prendre aux banquiers ce qui leur permet de commettre crimes et délits: leur outil de production. Ceci au profit des peuples qui continuent, à l’image des pays européens, de payer pour les fautes qu’ils n’ont pas commises. Sinon celles d’avoir fait confiance en des dirigeants eux-mêmes cupides et corrompus qui ont toléré ces pratiques.

La banque de détail nécessaire à la vie économique est simple à manoeuvrer. Un fonctionnaire peut y parvenir.

Quant à la la banque d’affaires, elle n’est pour l’essentiel et finalement qu’un mal récurrent dont ont doit se passer en grande partie. Ce sont les criminels banquiers et leurs méfaits qui conduisent à ces conclusions drastiques. Une fois ces nationalisations sans indemnisation réalisées et les nécessaires ajustements législatifs mis en place, l’État partout dans le monde aura beaucoup à gagner d’avoir mis au frais l’ensemble d’une profession gangrénée et incapable d’autre chose que de cupidité et de crimes.

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Catégorie: Res politica

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