Bideau Couchepin : les pieds nickelés culturels

bideau-et-couchepin.jpgLe grand Sachem culturel au long nez a dit : Hug, « plus de subventions pour les festivals de cinéma qui ne rapportent rien ». Oui, (citation) « il y a maintenant une politique à deux vitesses, celle pour les bons festivals et celle pour les autres ». Il a même ajouté hier sur les ondes de la RSR que « lui-aussi, tout conseiller fédéral qu’il est, était à deux vitesses ». On pensait jusque là qu’il n’avait que la marche-arrière, c’est donc une révélation, un scoop qu’il nous a lui-même livré.

Il faut dire que flanquée du trublion Chef du Beau, Bon et cinématographiquement correct Bideau fils, la paire a fait un peu de dégâts dans le paysage. Bideau, qui n’a jamais su aligner trois chiffres, a « audité lui-même » les festivals et vu lesquels étaient bien gérés et les autres. Quel talent ! On ne donne maintenant plus qu’à ceux qui sont bien gérés, tant pis pour les autres s’ils montrent des navets, s’ils ont un public confidentiel, ou s’ils sont politiquement incorrrects, comme par exemple le festival Cinéma Tout Ecran de Genève, à qui on a coupé toutes les ailes fédérales d’un seul coup, jugeant là que la qualité n’était pas bonne (sic) et la direction pas claire (re-sic).

 

Que Couchepin dise trois mots sur le prix des caisses-maladie, on veut bien, même si ce qu’il dit dans ce domaine-là est généralement assez misérable intellectuellement. Mais que ce spécialiste des raccourcis se mêle de dire ce qui est beau et bon pour le peuple en matière de cinéma relève du délire total: il ne sait manifestement pas de quoi il parle en la matière.

 

Et quand l’état se mêle de dire ce qui est admissible en art, on verse tout droit vers le soviétisme de base. On ne peut pas dire en plus que Bideau aide son patron dans ces méandres culturels. Déjà que ce n’est pas simple pour lui d’être le fils du râleur invétéré, il semble que ce soit encore plus difficile pour lui d’avoir une once d’imagination. N’a-t-il pas en effet déclaré tout à trac: « On me donne 2.5 millions, je dois me démerder avec (sic). Ce n’est pas à moi de réclamer plus d’argent pour la promotion du cinéma, c’est aux parlementaires de le faire« .

 

Merci pour cette ouverture à la diversité culturelle, merci pour ceux qui n’ont rien reçu et vive l’arrosage de subventions en fonction de critères purement népotiques. Un caissier de buvette à Fr. 3’000.– par mois ferait mieux que le chef de section cinéma aux appointements royaux et inutilement coûteux, puisque selon l’occupant actuel du fauteuil, il ne s’agit pas de faire preuve d’initiative ou d’imagination, mais de gérer.

© crédit photographique Keystone/TSR

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Catégorie: Res politica

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