CF: Darbellay chelon

Le PDC, notre parti, possède un C. dans sa « raison sociale », celui de chrétien. Nous ne sommes pas prêts à abandonner cette lettre et ce principe cardinal sur l’autel de la reconquête d’un deuxième siège au Conseil fédéral, ma petite dame.

C’est en substance en ces termes que le toujours longiligne président du PDC suisse Christophe Darbellay s’exprimait sur les ondes de la RSR hier au soir, démentant avec une foi qui déplacerait les montagnes que des négociations puissent avoir lieu avec le PBD d’Eveline, un parti qui possède déjà un conseiller fédéral d’avance au moins sur le gourmand et conquérant PDC.

Sans doute poussé par sa perpétuelle foi en l’homme et son seigneur, le même long calife a néanmoins tout de suite complété son homélie dominicale en rappelant qu’Eveline Widmer-Schlumpf était une très bonne ministre, travailleuse et sérieuse et que si la question de sa réélection se posait demain, il voterait pour elle les yeux fermés, la main sur le cœur et le goupillon en bandoulière derrière …

Voilà pour la version officielle, mais que pour la version officielle.

Car le brave président du PDC a du pain bénit sur la planche savonneuse. Un certain de Buman a fait sécession sans demander la permission au vicaire valaisan en se portant candidat, fribourgeois de surcroît et donc apte à faire cantonalement oublier une couchepinade, cette très très longue durée qui dépasse nettement l’olympiade et qui marque au fond une traversée du désert des idées d’origine spécifiquement valaisanne.

Et le principal problème de Christophe est bien là, c’est qu’il est originaire de la même région rupestre que le sortant, et que visiblement les grands électeurs ont suffisamment donné dans ce sens pour bien quelques années : c’est d’ailleurs pour celà qu’il n’est officiellement pas candidat …

Pas pour les même raisons que Fulvio Pelli-kan, le grand oiseau  qui lui aussi trépigne dans l’ombre. Car Pelli et Darbellay possèdent ce pathétique trait commun qui est celui du feu intérieur les portant vers ce qu’ils considèrent au plus profond d’eux-mêmes comme la mission suprême qu’ils se doivent d’accomplir : siéger au gouvernement.

Des destins messianiques en somme …

S’il existe, dieu nous garde de ces deux serviteurs fidèles : car l’un n’est pas franchement chrétien au quotidien politique et l’autre bat de l’aile avant même d’avoir essayé de s’élever au dessus de la mêlée.

D’ailleurs on ne devrait plus en parler, c’est leur rendre trop de battage médiatique, ce puissant tonique qui dans leur subconscient leur fait gravir les échelons du karma politique plus vite que leur ombre.

Tags: , ,

Catégorie: Res politica

Laisser un commentaire