Couchepin le soldé

25 octobre 2007 | par | Pas de commentaire Plus loin
Dans un intéressant papier de D.S.Miéville, le Temps de ce jour émet quelques hypothèses sur l'origine de la série d'attaques dont fait l'objet le grand penseur valaisan qui a du nez. Parmi ces hypothèses figure celle d'une stratégie qui aurait été mise au point par et autour de Otto Ineichen, le fameux Otto le soldeur suisse alémanique UDC qui est le chantre officiel de la demande de démission de Pascal le grand chef sioux.
 
Pour une fois, la seule sans doute avant longtemps, on doit dire que l'UDC ne se trompe pas de cible. Il est plus que probable qu'en fait les attaques contre Couchepin proviennent de son propre parti vexé des déboires électoraux de dimanche passé. Mais comme à son habitude l'UDC récupère habilement les dissensions pour en faire une cause nationale, comme si le peuple devait élire le Conseil fédéral. Et il est vrai que Couchepin ne mérite pas de rester au Conseil fédéral.
 
 
 
 
Avec une politique culturelle inexistante ou floue, avec une façon de démanteler sans vouloir le dire le système de l'assurance-maladie pour en faire une usine à gaz à trois vitesses avantageant ses amis de différentes assurances-maladie et de santésuisse, avec son ton de sergent-major populiste et son fond digne des plus hautes discussions publiques du Café de l'Etoile d'Or ou du Commerce, Pascal Couchepin doit en effet laisser la place et vite.
 
Là où on diffère dans les conclusions de l'analyse de l'UDC, c'est que la place ainsi libérée doit être attribuée en premier lieu à quelqu'un d'intelligent, en second lieu à un romand, en troisième lieu à autre chose qu'un UDC. Il existe même encore des radicaux intelligents ou des démocrates-chrétiens passables en Suisse romande. On sait qu'imaginer un socialiste supplémentaire au Conseil fédéral n'est pas raisonnable. En revanche, une pointure qui a du charisme et de l'autorité, avec une fibre socialo-humaniste et une bonne dose d'esprit tactique et de capacité de communication nous paraît être une solution du moins provisoire permettant aussi de bloquer la toute puissance de l'UDC qui de fait a déjà un allié de choix au Conseil fédéral, le soi disant radical Merz qui en fait n'est que le porte-parole des puissances de l'argent.

 
C'est dans l'intérêt des radicaux de faire démissionner Couchepin: avec un choix subtil du candidat et en tenant compte intelligemment du "timing" très important de l'ordre de l'élection au Conseil fédéral, le vieux parti a sans aucun doute des bénéfices à retirer d'un coup de balai.

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Catégorie: Res politica

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