Couchepin s’illustre encore

16 avril 2009 | par | 1 commentaire Plus loin

Non seulement il ne fait pas grand chose au quotidien depuis des années, si l’on en croit les « gentils » témoignages de certains de ses ex-collègues qui le considèrent comme un fainéant velléitaire, mais en plus chaque fois qu’il touche la balle, le nez fédéral se plante. La dernière couchepinade en date est l’idée de la taxe de consultation, censée dissuader le chaland d’aller chez le médecin. Une invention « révolutionnaire » de l’OFSP, qui veut nous faire croire qu’avec ça les coûts de la santé vont être maitrisés.

Avec ce genre de sottises, on ne peut que se pincer pour ne pas rire jaune : un véritable scandale sans autre effet que celui de retenir le plus pauvre d’aller se faire soigner, les autres ayant largement de quoi continuer à aller se faire prescrire … du sparadrap de luxe par leur médecin de famille, au cours d’une longue consultation modèle TARMED 2009 remboursée à 90 %.

Franchement, Couchepin et ses fonctionnaires se foutent du monde. Grâce à leur « habileté » légendaire, il réussissent à se mettre à dos tous les médecins, tous les patients, et surtout ils ne parviennent absolument pas à enrayer l’explosion manifeste des couts médicaux.

On ne peut pas vivre dans le luxe et avoir des couts de la santé qui diminuent. On ne peut pas vivre beaucoup plus vieux, prôner la retraite à 67 ans (pour les autres évidemment…) et ne rien coûter aux caisses maladie. Mais les services du ministre de la santé (entre autres) ne raisonnent que comme de vieux comptables avec visière et œillères, sans tenir aucun compte de la réalité et du fait qu’en matière de santé publique, on traite l’humain, et non pas des bouteilles de cassis de Dijon.

Si on veut réformer le système de santé, il faut sans délai réorganiser territorialement un système pléthorique et complètement luxueux, harmoniser les compétences des centres hospitaliers de pointe et fermer ce qui doit l’être.

Par ailleurs il faut se dépêcher de développer des réseaux de soins, avec des maisons de la santé régionalisées abritant des médecins travaillant en groupe et en collaboration interdisciplinaire. Enfin, il faut agir pour que la marge sur les médicaments (exigée par les industries pharmaceutiques et … très généreusement accordée par la Confédération) soit réduite, en tous cas sur les anciens médicaments dont la durée de brevet est terminée et qui peuvent ainsi faire l’objet de production de génériques.

En chassant désespérément la « consommation médicale de base » qui justement n’est pas ce qui coute cher, Couchepin et ses « docteurs en tous genres » cassent encore plus l’Etat social et se montrent une nouvelle fois sans aucun cœur.

Évidemment, dans l’esprit radical (pardon libéral-radical), on ne peut pas dépenser des dizaines de milliards pour une banque mal gérée et continuer de payer des aspirines au bon peuple. i

Il faut qu’il paye sa propre pastille et le droit de se la faire prescrire en payant aussi.

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Catégorie: Res politica

Commentaires (1)

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  1. olivier melet dit :

    Pascal, notre ‘super-menteur’ est certes un cas. Depuis ses débuts il excelle dans l’art de propager tout propos qu’on lui ‘conseille’ d’embrasser. C’est à cette faculté d’asséner sans état d’âme la vérité officielle qu’il doit sa carrière. Mais par ses frasques grand-guignolesques il détourne avec efficacité l’attention du véritable danger pesant sur notre système de santé.

    Le démantèlement systématique du financement social du système de santé: année après année, une part non négligeable de la hausse des coûts est en fait causée par les reports de charges, entre autres ceux de la confédération sur les cantons et les particuliers. Sans entrer dans le détail, une large part des coûts hospitaliers auparavant financés par l’impôt, sont maintenant directement portés à la charge des individus au travers des primes d’assurance maladie. Aucune étude sérieuse n’a jamais été publiée à ce sujet, mais je suis prêt à parier que près de la moitié des hausses de ces dix dernières années sont directement liées à ce phénomène de report et aux prises de bénéfices afférentes.

    Prenons garde à ne pas oublier le fond du problème en observant les gesticulation de notre triste guignol.

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