BCV : sévice clients

20 janvier 2010 | par | Pas de commentaire Plus loin

Il était une fois une association qui possédait un compte auprès de la BCV. Pas grand chose, juste de quoi se faire ponctionner l’impôt anticipé. Et voici que l’association en question renouvelle son comité, un évènement rare et complexe à traiter pour une banque intelligente.

Les nouveaux membres du comité, plutôt que de faire les choses à la retirette se rendent en personne, à trois, au guichet de résidence du compte où ils sont reçus comme des chiens dans un jeu de quille. On apprendra par la suite que la revêche préposée grise a pris sa retraite … entre le début de l’aventure et ce billet.

Tant mieux pour elle et tant mieux surtout pour le client. Pour en revenir justement à l’aventure, dont le dernier épisode date de quelques jours, nos trois membres du comité apportent, tels des rois mages, certificats de vaccination, cartes de visite, sourires, papiers signés, timbres humides et secs, chocolats, encens et myrrhe à la guichetière, qui n’avait finalement plus qu’à recopier les noms et adresses des heureux élus sur les papiers internes de la banque.

Ce qu’elle fit en renâclant mais fit quand même. Faut dire que la journée était déjà avancée et que sa paupière avait une légère tendance à la chute. Elle prit également note d’un changement d’adresse pour le courrier, dûment documenté et signé par les trois mages. Nos trois rois  ayant terminé leur pèlerinage s’en allèrent donc célébrer cette réussite. On était en novembre 2009.

Depuis lors, le courrier n’est jamais arrivé au bon nouvel endroit, malgré plusieurs récriminations. Quant au trop fameux 0844 228 228, le nouveau numéro du pompeusement nommé « Centre de conseil par téléphone », sa réponse ne variait pas : il fallait soit passer une nouvelle fois à la banque pour faire rectifier, soit écrire en signature collective à deux pour confirmer une adresse de correspondance : motif, les signatures sont comme ceci sur le compte et donc …

Sauf que l’autre jour le caissier fâché a fait remarquer au préposé aux basses œuvres administratives que le fait d’envoyer dans la nature des renseignements bancaires privés en violation du secret bancaire  se faisait en pleine connaissance de cause par la BCV sans autre signature, et malgré des mises en garde téléphoniques, mais que curieusement la banque exigeait en revanche des bons titulaires qu’ils reperdent du temps pour refaire le boulot que la revêche n’avait pas fait et se mettent à plusieurs pour le refaire.

Il semble que finalement les hurlements du caissier aient eu raison de la bêtise crasse du correspondant, qui a daigné dévier l’appel, grâce suprême, sur la succursale incriminée. Qui a finalement répondu et semble-t-il fait le nécessaire.

Juste pour rire, savez-vous pourquoi on ne peut plus téléphoner  en direct à son agence BCV : car trop de personnes dérangeaient le petit peuple bancaire à bonus en posant des questions bêtes. Sans autre commentaire.

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Catégorie: A la Une, Economie

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