HSBC : Zeller en gouttes

20 décembre 2009 | par | 4 commentaires Plus loin

Le sémillant dynamique bien propre sur lui ex cadre de la BCV aujourd’hui à la tête de l’antenne suisse du conglomérat HSBC fait peine à voir. Dans une interview donnée au Matin de ce dimanche il n’explique rien et noie le poisson puant plus très frais.

Ou plus exactement distille quelques renseignements fruits d’une politique de communication lamentable.

Voilà que les 7 noms (des merveilles du monde en somme) seraient truffés d’erreur, et que le Quichotte d’opérette n’aurait pas le profil

Il aurait fourni un puzzle à un Montgolfier menteur en diable que ce dernier garde jalousement sous la pile, sans savoir comment le résoudre.

Un journaliste intelligent (pas du Matin donc) aurait pu peut-être poser quelques questions sur les raisons pour lesquelles Falciani a été choisi, sur les procédures de recrutement et d’autorisation d’accès aux zones informatiques sensibles chez HSBC.

Et peut-être aurait-il pu ajouter que dans toute banque qui se respecte, et contrairement à ce que Zeller veut faire croire au chaland, il existe bel et bien une habilitation pour accéder à l’ensemble des données d’un client, même en compte codé chiffré.

En fait, en prenant juste un peu plus de gouttes qui portent son nom pour éviter le surmenage néfaste, la brave Zeller aurait même pu ajouter que son organisation comme celle des autres banques en Suisse relève du paternalisme le plus niais, vaguement teinté des excès caractériels des mères juives et surtout ne tient pas la route face à des infiltrations dûment orchestrées.

Car il se murmure de plus en plus distinctement que le brave Falciani a appris les rudiments de son métier d’anguille sur les bancs de quelques bonnes écoles français du crime d’État, dans une de ces officines qui n’est jamais l’État mais qui travaille pour lui en sous-traitance pour le « bien » de l’État et la grandeur de son propre compte-courant.

Ce n’est absolument pas un hasard si Falciani a fait la carrière qu’on lui connaît. Il suffit pour s’en convaincre de bien travailler sur les annuaires et surtout de cesser de croire que la Suisse est le pays des merveilles dans lequel aucun agent étranger, même sous-agent, ne travaille en sous sol dans une mélodie pas très nette. HSBC s’est fait piquer des données stupidement, mais surtout met la situation de  « braves » clients fraudeurs en danger.

Quel drame humain.

Tags: , , , ,

Catégorie: A la Une, Economie

Commentaires (4)

Trackback URL | Comments RSS Feed

  1. perrot dit :

    Je ne vois pas en quoi le fait d’être ou ne pas être juif a une incidence dans l’incompétence et la magouille, il existe sur la place des banques de toutes obédiences et il est normal qu’une cooptation puisse provoquer des jalousies.
    Zeller a prouvé sa capacité à redresser la stratégie de la BCV, alors empêtrée dans des magouilles Vaudoises.

  2. Je n’aime pas la figure du juif au nez crochu pour dépeindre la cupidité. Je préfère le terme de phénicien… Bref, Paris s’amuse de bientôt récolter quelques contribuables égarés dans nos contrées. Mais si Paris communique des noms d’étrangers au fisc US, par exemple, c’est de la délation pour moi, ça pue mauvais, ça fait pute.

  3. La Suisse est en pleine régression à tous les niveaux. Le « secret » ne servira qu’à nos fraudeurs pure souche. Nous autres, à moins d’être complètement idiot, on a déjà quitté la barque pour d’autres îles. Donc, la Suisse retrouve ses racines et tant mieux, on viendra pour les vacances, le fendant, la fondue et les suisses allemandes.

Laisser un commentaire