Nouvelle péréquation fédérale: la bérézina

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Les chefs des départements des finances des cantons romands nous vantaient depuis longtemps l’arrivée tant attendue d’un nouvel indice (RPT) qui permettrait enfin de gommer les disparités entre cantons riches et cantons pauvres. Ce nouveau calcul serait du tout bon pour les cantons romands, depuis longtemps "pompés" par Berne à l’excès selon eux. Et que nombreuses furent les séances de la Conférence intercantonale des chefs des départements des finances sur ce sujet, séances au cours desquelles ils se montraient très heureux de ce nouveau mode de calcul en devenir.

Le chef du premier de classe vaudois, admirable gestionnaire d’origine bancaire, avait même estimé que cela rapporterait plus de 30 millions par an au canton …. ce qui en réalité à la sortie se transforme en un coût annuel récurrent de plus de 270 millions. Ca fait une grosse différence messieurs les "experts budgétaires".

Combien de temps faudra-t-il encore aux naïfs gestionnaires romands pour parvenir à trois conclusions depuis longtemps évidentes:

  • ils se font danser sur le ventre par Berne en l’acceptant;
  • ils n’ont aucun poids politique ni aucun sens du lobbying face à la Suisse alémanique, grande gagnante comme par hasard (avec la Confédération elle-même) de ce tour de passe-passe;
  • il est urgent de refacturer la Berne fédérale avec toutes les charges dont elle ne veut plus (voir par exemple tout le dossier AI)

Car au final, grâce à la négligence coupable de nos édiles cantonaux, c’est encore le contribuable moyen de base qui va trinquer, comme d’habitude.

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Catégorie: Economie

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