Quantitative easing ou teasing ?

Traduit en « assouplissement quantitatif« , le quantitative easing est une réponse technique des banques centrales face à la crise, lorsque imprimer en masse de la monnaie ne suffit plus. Les Japonais sont à l’origine de cette méthode pour échapper à la crise de 1990 et surtout au début des années 2000. Les USA sont des disciples fervents de l’exercice.

Le quantitative easing consiste donc à rendre les conditions de crédit plus attractives par d’autres moyens que par la baisse des taux d’intérêt.

Les banques centrales se mettent alors, à l’image de la BNS et de notre cher Stabfund, à racheter des actifs risqués, illiquides, mais cette fois avec de l’argent imprimé massivement pour l’occasion et qui ne correspond à aucune création de richesse ou aucun stock de richesse .

Ainsi les banques devraient pouvoir prêter et se prêter à nouveau (elles sont à nouveau bloquées ces jours) avec cet argent frais et la relance de l’économie devrait miraculeusement se produire à crédit … Un crédit qui est la cause même de la crise. Drôle d’animal que cette technique.

Sauf que, en plus, la BCE et son big boss Jean-Claude Trichet, ce week-end, ont essayé de convaincre les foules que les mesures de rachat de dettes souveraines par la BCE n’avaient rien à voir avec ce qui est pratiqué depuis 18 mois par la Fed, car « les liquidités qui vont être injectées dans le système seront ensuite retirées« . Rien n’est plus faux. La BCE en effet est incapable de fournir la moindre explication probante sur ce retrait futur des euros qu’elle déverse actuellement dans la nature.

Outre que cette méthode viole les dispositions du Traité de Maastricht, ce faisant, non seulement elle pollue les marchés au lieu de les assainir et se comporte comme une call girl affichant le programme pour que d’autres banques centrales la suivent sur cette voie. Évidemment, la BNS suit le mouvement en écolière sage et bien marrie de ne pouvoir retenir le franc suisse de grimper au pinacle, faute d’envergure suffisante.

On va finir par acheter des kilos de sucre, de l’huile et des cacahuètes pour disposer d’une vraie monnaie d’échange.

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Catégorie: A la Une, Economie

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