Et si la Suisse montrait l’exemple de l’ouverture

3 février 2009 | par | 1 commentaire Plus loin

Terrible constat que l’on doit faire en ces temps de crise : l’horizon, l’angle « d’ouverture de vue » usuel du gouvernant de droite ne dépasse pas la ligne de son porte-monnaie, il ne voit pas ou plutôt ne veut pas voir que le temps des mauvais gestionnaires est passé et que celui des porteurs d’idéaux et d’espoir est revenu.

Mais qui dit idéal, qui dit espoir, qui dit pensée positive doit tout d’abord démontrer comment il articule sa pensée et sa future action.

milka

La place faite dans les médias traditionnels aux pleurnicheurs de tous poils est bien trop grande : elle ne reflète pas la gamme totale de tous les états d’esprit actuels. Il se trouve en effet certains quidams pour penser que la survenance du crack bancaire et économique n’est pas innocente, qu’elle n’est que la juste conclusion des abus que les trente dernières années au moins ont produits dans l’économie et chez ceux des politiques qui en tirent profit.

Qu’il convient sans doute de punir les coupables, surtout dans leur arrogance et leur pécule, mais qu’au delà de la punition vue comme une nécessaire catharsis, il est essentiel de se mettre à reconstruire de suite, sans perdre une minute et surtout en ne mettant pas la charrue devant les bœufs.

Cette charrue a sans aucun doute une fonction nouvelle, régénératrice d’une façon de vivre en société.

Et la petite Suisse exotique et isolée devrait en tirer des conclusions : l’art, si c’en est un, de gérer l’argent des autres n’est pas une industrie morale ni durable. Elle n’est finalement que la façon d’apporter quotidiennement sa pierre à l’édifice de l’injustice et de l’iniquité mondiale.

Cet art, cette technique, qui il est vrai ont fait vivre sur l’argent des autres pas toujours très propre des générations d’employés de banque et de cadres devrait redevenir ce qu’elle mérite de rester : une simple technique loyale et reposant sur la confiance, mais surtout pas l’industrie d’exportation de services la plus performante de Suisse.

L’image de notre pays en ce domaine est ternie. Et c’est tant mieux. Changeons-en, pour que depuis d’autres rivages on ne considère plus l’helvète come le complice intéressé des potentats de tous bords.

La nouveauté technologique est à nos portes et à notre portée. Le développement de réseaux sociaux pour les malades et les personnes âgées l’est aussi. L’enseignement de pointe et l’innovation technologique encore et toujours.

Tous les nouveaux métiers issus des techniques pour produire des énergies renouvelables sont autant de places de travail à pourvoir, à condition évidemment que les lobbies d’électriciens ne trustent plus et le prix de l’électricité et les décisonms « politiques » de ne faire ou de devoir faire encore et toujours du nucléaire, que du nucléaire.

Prendre un virage au bon moment est un acte politique intelligent. Mais pour celà, il ne faut ni des guignols bernois à l’esprit ravagé et sans hauteur de vue, ni des gnafrons UDC aux idées courtes et protectionnistes, pour ne pas dire plus.

La première chose à faire est donc de ne pas oublier de voter oui dimanche prochain. Toute autre décision populaire rendrait un mauvais service à l’image de la Suisse, et à ses citoyens qui passeraient alors vraiment pour de purs égoïstes sortis tout droit de leurs cavernes primitives. Et un oui massif serait sans doute le début d’un message clair et sinon d’une nouvelle ère, d’une période qu’on pourrait envisager sans honte préexistante d’être porteur d’un passeport à croix blanche.

Vous avez déjà rencontré un vrai plombier polonais vous ?

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Catégorie: Res politica

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  1. Publié aujourd’hui dans LeMatin.ch, « Mère et fils tabassés: la photo qui
    gêne la police genevoise » Laurent Moutinot silence radio et 74 commentaires du popolo, la honte d’être suisse, à méditer…écoeurant.

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