Eurofolies : et les traders se goinfrent

Depuis 2008, on a entendu très régulièrement nombre de chefs d’État et de gouvernement annoncer avec fierté et fermeté que des mesures devaient être prises contre le capitalisme sauvage. Qu’il fallait le réguler. Que ces fichus traders allaient voir ce qu’ils allaient voir, en compagnie de leurs copains les banquiers gangsters. Sauf qu’aucun d’entre eux n’a encore eux le courage de les affronter sérieusement et de mettre en place quelque chose qui puisse être considéré comme un embryon valable de régulation.

Il faut dire que les États eux-mêmes sont endettés à un point tel que la parole de leurs responsables ne vaut pas cher. Et surtout qu’ils doivent ne pas être trop méchants avec leurs créanciers que sont les grandes banques …. qu’ils ont contribué à sauver il y a peu. Merci papa. Le cas grec puis espagnol aujourd’hui et portugais demain montre à quel point le discours politique a été vide de suivi sinon vide de sens.

Le FMI et l’UE rassemblent avec peine et un retard coupable des milliards qui vont enrichir les banquiers et les fonds souverains spéculateurs eux-mêmes très directement les auteurs de la faillite de la Grèce. Il ne faut pas perdre de vue qu’en bonne arithmétique, quand quelqu’un perd c’est que quelqu’un d’autre gagne. Et depuis des mois cet autre quelqu’un sont les spéculateurs et banquiers qui s’en remettent plein les poches en riant.

Si les politiques n’osent pas affronter vraiment le monde de la finance pour en juguler les excès (agences de notation fumeuses comprises), alors on va au devant d’un bazar de très grande envergure que même les politiques auront de la peine à calmer.

Car la France donneuse de leçons est elle aussi proche du gouffre, de celui qui pourrait entraîner les équilibres européens difficilement construits dans un tourbillon fatal et sanglant.

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Catégorie: A la Une, Res politica

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