Freysinger, le « génie » des alpages

22 août 2007 | par | 3 commentaires Plus loin

legeniedesalpages.gifL’auteur de ces lignes déteste le rap, ce n’est pas de la musique à ses yeux, c’est vide de sens, ça casse les oreilles, c’est scandé par des prototypes de râleurs banlieusards habillés comme des sacs, mais des sacs de luxe « top tendance Nike ou Adidas« . Aux yeux du rappeur standard, je devrais être au moins traité de « bouffon, mec !« .

Mais voilà, malgré ceci il me paraît utile de rappeler la nécessaire défense de la liberté d’expression et celle des rappeurs en particulier, car l’inénarrable Oskar Freysinger, dit « le génie » des alpages à ses heures, pour rappeler le célèbre personnage de F’murr,


s’est fendu d’une chanson « Antirap » qu’il interprète lui-même et qu’on peut voir et entendre sur son média favori et soutien permanent Le Matin.

Et franchement, il dépasse largement les bornes du politiquement incorrect. Son texte est misérable, vulgaire et grossier, comme ses prises de position générales en politique. Dire que cet individu est enseignant fait peur, déjà que l’enseignant moyen n’est pas un foudre de guerre, celui-ci bat tous les records de misérabilisme intellectuel.

Sa rengaine est juste bonne à animer un carnotzet valaisan après la dixième bouteille de fendant partagée à cinq convives, chasseurs de préférence et qui n’entendent déjà plus rien. En plus, elle n’apporte rien au débat et va juste à l’encontre de la cause qu’elle veut défendre. On ne dénonce pas avec l’injure, on argumente, surtout quand on est l’élu du peuple. Or si pour seuls arguments la largeur du pantalon du rappeur standard est évoquée ainsi que la tête de sa petite amie, la critique est alors bien mince, comme l’angle de vue dont dispose naturellement et depuis sa naissance Oskar à chaque fois qu’il l’ouvre.

Et c’est avec ce genre d’arguments que l’UDC du flic Perrin et du « génie » des alpages veut nous emmener sur les pas du progrès et non pas « dans les errements des années 1990 », quand elle n’était qu’un groupuscule sans intérêt. Aucun risque de succès cet automne heureusement.

© Fmürr, pour le dessin

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Catégorie: Res politica

Commentaires (3)

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  1. avocette dit :

    ah bon, les enseignants c’est pas terrible ? hi hi hi !!!

  2. Statistiquement en effet, pour un(e) bon prof, on trouve malheureusement un multiple de ce nombre travaillant comme des fonctionnaires pas très créatifs, surtout lorsque, comme ils aiment à le dire, ils sont « fatigués des vacances d’été »… (citation authentique vécue)

  3. Ce qui m’étonne, c’est que certains s’étonnent encore du manque de « hauteur » de ce monsieur : on a beau venir d’un canton qui compte quelques sommets, ce n’est pas pour autant qu’on les atteint automatiquement…

    Ils sont rares, les morceaux de rap que j’ai appréciés et je serais certainement aussi qualifiée de « bouffonne » 😉

    En revanche, j’ai été un peu attristée par les « clichés » : l’enseignant moyen, je ne sais pas comment il est mais je dois avoir eu de la chance, j’en ai eu plein de très bons dans ma vie. De plus, peut-être suis-je assez « tolérante » avec eux quand je vois certains parents… Difficile de faire du bon boulot ensuite…

    Quant aux « flics », là aussi, si je n’ai aucune sympathie pour Perrin, je sais qu’il en existe d ‘autres qui méritent toute ma considération. Je me permets cette remarque sur les « clichés » parce que j’ai encore en tête celui de l’étudiant…. parce que là, diantre, j’en ai rencontrés plein de tire-au-c…, pas du tout ouverts, à ma grande déception d’ailleurs.

    Cela dit, vous savez le plaisir que j’ai à venir vous lire !

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