Fusion libérale-radicale : la marche à reculons

L’illustrissime « nouveau » Président des Libéraux Radicaux Fulvio Pelli ne rate pas une occasion de raconter des sottises: il n’a pas hésité à déclarer ce weekend a propos de l’attaque US contre le porte-avions suisse  « SB Secret Bancaire » que Barack Obama appliquait une politique de Far West« .

C’est qu’il n’a pas que les idées courtes le Fulvio gris, il a aussi des trous béants de mémoire. En effet en 2001, 2002, 2003, etc. et… juillet 2008, Obama n’était pas encore au pouvoir, on ne sache.

Et pourtant l’UBS fraudait déjà allègrement le fisc américain et ce dernier lui avait déjà envoyé des banderilles annonciatrices de l’estocade finale d’il y a quelques jours.

fusion18

Ce qui est terrifiant avec les Radicaux-Libéraux, c’est qu’ils soient encore au pouvoir. Des idées courtes en effet, mais surtout des représentants minables et politiquement inconsistants.

Capables par exemple de soutenir que le mach de football agendé pour la semaine qui vient entre FC Conseil National et le FC UBS, avec Kurer soi-même dans le rôle du soigneur et du presse-citrons de la mi-temps, n’a rien de choquant. Vu sous un certain angle en effet, ça n’est pas choquant que ceux qui se ressemblent jouent à la baballe ensemble.

La fusion radicale-libérale a porté un coup fatal aux très rares spécimens de cette formation pour qui les idéaux politiques avaient encore un sens. Ces spécimens sont en voie d’extinction finale, pour le plus grand bien de la population suisse. Il faut dire que quand le toujours sémillant Christian Luscher parle « d’injure à notre intelligence« , (parlant ainsi de lui modestement à la troisième personne à la manière d’autres…) on ne peut s’empêcher de sourire : il faudrait commencer par définir l’intelligence …

Mais le peuple suisse ne s’y trompe pas : l’amalgame du match de foot est bien le même amalgame que celui des intérêts des milieux financiers que représentent en exclusivité les élus de cette nouvelle formation. Et qui dit fusionner dit aussi consumer, voire même se consumer rapidement suivant la nature chimique des éléments en présence.

S’agissant chimiquement de corps simples comme ceux de Pierre Weiss ou d’Isabelle Moret, membres du comité directeur, il ne faire guère de doute que leur fusion va dégager de la chaleur, de la vapeur d’eau et brasser de l’air pour rien. Le résultat est garanti, la chute inéluctable, la radicalisation définitive.

Et dire que les radicaux furent des révolutionnaires … quelle déchéance. Dans leur idée néo-libérale de fusion, ils ont omis une chose importante les braves représentants de ces formations : on ne fusionne pas la base d’en haut quand elle ne le souhaite pas, sauf à provoquer des explosions.

Si cette fusion s’annonce possible et calme dans les cantons suisses-alémaniques, on leur prédit bien des soucis en Suisse romande et singulièrement dans le canton de Vaud, où libéraux et radicaux se sont même refusés, en 2009 et dans certains endroits, à fêter le 24 janvier ensemble … (indépendance vaudoise donc, pour rappel) .

Et quand on creuse un peu pour savoir pourquoi, la raison est magnifique : ils voulaient les uns comme les autres  organiser ce soir là leur traditionnel repas suivi du traditionnel loto qui apporte des sous dans les caisses des partis respectifs…

Alors si localement on ne veut même pas faire caisse commune un jour comme celui-ci, on ne risque pas de voir de sitôt les deux formations faire cause commune.

Une question de tradition politique qui affaiblira les deux seuls partis qui défendent le secret bancaire dans sa forme actuelle comme la prunelle de leur porte-monnaie.

Tags: , , , , , ,

Catégorie: Res politica

Commentaires (2)

Trackback URL | Comments RSS Feed

  1. Comme nous vivons en démocratie, le peuple ne peut élire que des imbéciles corrompus.

  2. lawren00 dit :

    Un article intéressant qui justifie la vision far-west de l’administration d’Obama. Si les USA voulaient vraiment lutter contre le secret bancaire, il aurait commencé par les îles qu’ils et que les anglais contrôlent http://www.voltairenet.org/article159195.html
    On fait d’abord le ménage chez soit avant de critiquer les autres non?
    On y voit désormais une simple attaque pour chopper le marché Suisse de la fraude. On sait déjà que Singapour ne voudra pas de tous ces placements alors, il va falloir regarder où cet argent ira… car il ira se cacher autre part…

Laisser un commentaire