G 20 : mieux que la multiplication des pains

Dans l’histoire, il y avait déjà un certain Jésus, parfois marcheur sur l’eau, qui avait soi disant multiplié les pains à la satisfaction générale. Il y a maintenant les rois mages Barack, Gordon, Nicolas et Hu accompagnés de soeur Angela qui se lancent aussi dans la multiplication des billets de banque.

On aura en effet remarqué que « tout s’est très bien passé » à Londres, que tout le monde il est beau et gentil sauf ceux qui figurent sur la liste grise ou noire et que surtout on va relancer ces économies par de « solides mesures d’injection de capitaux », à hauteur estimée immédiate de 1000 milliards de dollars par ci et 5000 autres par là.

Pas dans le détail donc, avec un grand coup de masse on imprime des billets qu’on injecte dans l’économie réelle … enfin réelle, disons dans le circuit afin de faire semblant que ce dernier se remette à tourner.

Sauf que aucun de ces braves rois mages n’a pipé mot sur la façon dont il allait trouver les sous pour le faire (c’est pas Sarko qui décide d’imprimer les euros en passant …), et surtout sur le prix de ces mesures.

On doit donc constater que seule la planche à billets fonctionnera, et que par conséquent on sauve ou du moins on croit sauver l’économie par des émissions virtuelles de richesse ( on repart donc comme en 14 et dans le même circuitt qui a causé la crise actuelle ) qui ne sont que des hypothèques sur les générations futures et des bombes à retardement en matière d’inflation galopante. La banque centrale européenne peut se préparer à fabriquer des très grosses coupures en Euros, car cette monnaie va en prenre un sérieux coup, sans compter le dollar qui n’est aujourd’hui plus qu’une simple monnaie virtuelle ne reposant sur aucune garantie autre que la bonne mine de Barack.

Quand les Chinois voudront changer leur trésor de guerre actuellemment en dollars contre quelque chose de mieux, par exemple quelques lingots plus durables, et la Chine détient un tiers de la dette totale des USA, il faudra bien que le débiteur s’exécute. Et on n’a pas encore inventé la planche à lingots, pas plus que le Chinois stupide.

Le G20 n’a tenu aucun compte de ces éléments de poids qui vont miner l’économie mondiale ces prochains mois et années. Une des exigences des pays membres, au lieu de se pavaner avec la reine, aurait pu être de lier le yuan au doillar, ou même de faire en sorte que la monnaie chinois remplace peu à peu le dollar affaibli dans les échanges internationaux. Sans forcément retomber dans un système de parités fixes, mais au moins dans un nouveau serpent monétaire géré en commun.

Au lieu de ceci, les membres du G 20 ont préféré les fastes et les déclarations vides de sens. Pour le plus grand profit des banquiers qui sortent grandis et soutenus du système qui les a engraissés et qui recommenceront très bientôt à fabriquer des inepties encore pires qu’avant, sans qu’aucun Etat ne s’en soucie vraiment.

Qui a vu le début d’une première règle intelligente concernant la finance surgir du G 20 ? personne, car même celles qui touchent à la comptabilité vont permettre aux banquiers de recommencer leur jeu de l’avion.

Triste constat d’impuissance ou plutôt d’une incroyable foi dans le système capitaliste, pour le coup enduit d’infaillibité presque ponfiticale. Presque parce que le gugusse de Rome avait un autre agenda que Londres … 

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Catégorie: Economie, Res politica

Commentaires (6)

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  1. … et si je suis votre raisonnement jusqu’au bout, ce n’est pas le moment de lâcher le franc suisse!

  2. kalvin dit :

    @ Daniel

    Avis partagé, avec quelques nuances dans la mesure où il n’est jamais très bon en Suisse d’avoir une monnaie qui joue trop le rôle de refuge …

  3. Le franc suisse restera une valeur refuge qu’on le veuille ou non, comme le dollar autrefois, de 5 à 10% d’un portefeuille, mobilier et immobilier, si déclaré. La Suisse va retrouver ses couleurs d’antan, celles des gens honnêtes, celles de Heidi, je m’en réjouis.

  4. olivier melet dit :

    Nous assistons en direct à la chute de l’empire, à la déliquescence du capitalisme, mais le monstre est volumineux et tant que certaines de ses parties donneront des [faibles] signes de [sur]vie, il refusera tel un zombie trébuchant d’accepter son propre décès.
    Le G20, triste théâtre de marionnettes aliénées au sein d’une réalité distordue ne peut qu’accoucher de mesures conventionnelles. « Remplaçons donc l’argent dette spéculatif qui s’est évaporé par de l’argent dette putatif, faisons tourner les planches à billet, finalement seul le capital est réel. »
    STOP, il est urgent de réfléchir, de sortir de la boîte étroite des idées reçues. Dans une société monomaniaque basée sur l’avoir, soyons conscients, donnons nous les moyens d’être.
    Pour que vivent nos enfants, nous devons faire éclore un nouveau paradigme, au-delà de l’opposition au système forcément liée à son antagoniste, au-delà d’une révolution forcément destructrice, cherchons l’évolution, la transcendance.
    J’en conviens, historiquement la capitalisme fut le moins mauvais système d’élévation humaine. Mais pour fonctionner, pour qu’une redistribution puisse avoir lieu, le capitalisme nécessite une croissance, une croissance forte, car en dessous de 6-10 % il ne redistribue plus, il concentre les ressources et exacerbe les inéquités. Privé de nouveaux territoires, privé de réserves de croissance, le capitalisme mue et se transforme en un monstre ‘cannibale’.
    Quelle piste suivre? Quelle solution adopter? Il est urgent de trouver des réponses humanistes si nous voulons éviter une [forcée] dérive sécuritaire fascisante dont les prémices sont partout autour de nous.
    Comme vous, je n’ai pas de solution immédiate, mais mon idée est de nous retourner sur un véritable étalon de valeur[s] comme base de réflexion. Restant attaché à l’individu et à la liberté consciente, j’irai jusqu’à proposer cet étalon: la vie d’un individu dans ce qu’elle a de fondamental et d’essentiel, le travail, la créativité.
    A l’origine de toute richesse il y a un travail, un humain qui consacre une partie de son existence [limitée] pour produire un bien, une idée ou une oeuvre.
    Et de grâce mettons sur le même pied l’heure et la vie de Chen, de Bachir, de Paul et de Mike car à fortiori toutes ont la même valeur.
    Oui, Mesdames, Messieurs, si vous voulez éviter un futur guerrier et apocalyptique, réfléchissez s’il vous plaît [c’est là une prière] et surtout faites réfléchir autour de vous.
    «Il ya assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins
    de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.» Gandhi

  5. Pourquoi la Calmy continue à protéger un flic et des autorités irresponsables, alors qu’à la clé, il y a deux braves helvètes qui attendent leur retour depuis 8 mois, que le commerce genevois va souffrir d’un manque à gagner de plusieurs centaines de milliers de francs, pourquoi tant de médiocrité?

  6. Les juifs israéliens sont des emmerdeurs et n’ont aucune légitimité à continuer à investir la Cisjordanie palestinienne. Pour ces jeunes colons complètement allumés et dangereux, il y a le désert du Néguev et ses Bédouins. Les palestiniens ont leur capitale, Jérusalem Est. Reste le problème de Gaza, dit le rocher de Gibraltar local.
    Dès que l’on veut casser des gris, on massacre ou affame des gazaouis et leurs enfants. Je suis allé deux fois en Israel, avant et après la guerre des 6 jours pour revoir mon catéchisme. Je n’y suis jamais retourné, horrifié par les maltraitances subies par les arabes. Il faut imposer à Israel et non pas négocier, car nous n’arriverons avec des gens qui ne savent exister que dans la haine. En résumé et avec l’aide d’Obama, proclamer l’indépendance de la Cisjordanie et l’indépendance de la bande de Gaza, avec des garanties internationales. Et si le juif errant veut repartir avec son baluchon, grand bien lui fasse.

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