Gaza: campagne électorale génocidaire

29 décembre 2008 | par | 2 commentaires Plus loin

On savait que le ministre de la défense israélien Ehud Barak était à la traîne dans les sondages en vue des élections de février prochain. Mais de là à lancer une nouvelle guerre totale contre le Hamas, de là à fabriquer des morts par centaines, il y a une attitude que d’aucuns auraient pu dénoncer sans autre forme de procès. De fait il caracole maintenant en tête pour les élections, ce qui en dit long sur l’attitude colonialiste de l’homme de la rue.

Mais on préfère sans doute à la dénonciation les périphrases, les jugements politiquement corrects qui à l’image de ceux de Condi Rice, pensent que ce sont « les guerriers du Hamas qui ont commencé ».gaza3
Qui donc et quand donc osera-t-on clairement rappeler qu’en 1948, les habitants de la Palestine n’étaient pas antisémites ni forcément musulmans, mais aussi coptes ou chrétiens d’Occident. Sur leur terre ancestrale.

Et ils voulaient simplement qu’on ne leur vole pas leurs terres, leurs maisons voire leur vie sous des motifs plus ou moins arrangés de mains de ponces pilates modernes par un conglomérat anglo-français de politiciens pas bien fiers de ce qu’avait fait l’Allemagne vaincue, et qui trouvaient dans la terre promise offerte aux sionistes une occasion de se faire de la propagande pour pas trop cher.

Pas trop cher à l’époque, mais bien trop cher depuis 50 ans si on compte des morts des deux côtés et le coût social voire humain de ce  carnage.

Tant que le Conseil de sécurité de l’ONU ne votera pas une résolution exigeant la fin des hostilités et ne mettra pas en place une force permanente d’interposition, les intifadas se succèderont, les roquettes continueront de pleuvoir et les morts d’être enterrés dans les pleurs générales.

Ce n’est même plus une question politique, c’est une simple question de bon sens et d’humanité et qui relève simplement de la non-assistance à peuple en danger concret  de disparition.

Il y a même des journaux israéliens qui ne comprennent pas l’attitude du gouvernement et font des prévisions plutôt pessimistes : »Même si le Hamas est renversé, son remplaçant pourrait être plus radical. Et comme le disait un proche du Hamas dimanche soir: « Vous pourriez récupèrerer le Jihad islamique ou al-Qaeda. Et alors les Israéliens regretteront le temps du Hamas… » affirme  le Jerusalem Post.

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Catégorie: Res politica

Commentaires (2)

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  1. Mes enfants sont juifs par leur mère. Ne comptez pas qu’ils viennent en aide aux palestiniens. Leur race le leur interdit. Tribal, le sentiment de haine est leur raison d’être, incapable d’être des hommes.

  2. Bonjour,

    Entièrement d’accord avec ton billet. Il est bon de rappeler comme tu l’as fait quelques points historiques pour recadrer les infos.
    « Qui donc et quand donc osera-t-on clairement rappeler qu’en 1948, les habitants de la Palestine n’étaient pas antisémites ni forcément musulmans, mais aussi coptes ou chrétiens d’Occident. Sur leur terre ancestrale.

    Et ils voulaient simplement qu’on ne leur vole pas leurs terres, leurs maisons voire leur vie sous des motifs plus ou moins arrangés de mains de ponces pilates modernes par un conglomérat anglo-français de politiciens pas bien fiers de ce qu’avait fait l’Allemagne vaincue, et qui trouvaient dans la terre promise offerte aux sionistes une occasion de se faire de la propagande pour pas trop cher. »

    @george de glucksbierg
    Voici ce que nous indique Wikipédia pour définir le mot « Juif ».
    « Écrit avec une initiale minuscule, le mot « juifs » qualifie les adhérents au judaïsme qui pratiquent leur religion ; orthographié avec une majuscule, le mot « Juifs » nomme les membres du peuple d’Israël (am yisrael)[6] également appelés enfants d’Israël (bnei yisrael)[7]. Une distinction existe en effet entre ces deux termes, puisque la Halakha (??????? loi religieuse traditionnelle) indique qu’on reste un Juif, membre du peuple[8], même si on cesse d’être juif, pratiquant du judaïsme[9]. »

    Moi, ça me gêne. Je préfère qu’on appelle les habitants d’Israël, des « Israéliens ».
    On n’appelle pas « Chrétiens », les Français!
    « 

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