Gérontocratie fédérale ou sonotone blues

Le gang des Valaisans de la rue du Temple à Lausanne avait de nouveau cédé aux sirènes ce matin  en faisant venir le général Couchepin au journal de la RSR 1 pour qu’il s’exprime sur tout et rien (surtout rien) entre 7 et 8 ce matin. Outre qu’on ne sait plus vraiment si c’est Lambiel ou le vrai Couchepin qui s’exprime, quand on compte le taux de radotages émis par minute, on doit quand même se demander sérieusement pour quelle raison la Suisse se dote d’un gouvernement très majoritairement en âge de fréquenter l’EMS  « La claire sortie » plutôt que de gouverner.

Mis à part Widmer Schlumpf (1956), Maurer (1950) et la benjamine Doris(1963), tout le reste du Conseil fédéral dépasse allègrement la soixantaine, avec deux recordmans contemporains radicaux, Merz et Couchepin qui affichent 67 ans au compteur …

Si le jeunisme érigé en dogme est une stupidité, la gérontocratie méritocratique érigée en principe l’est aussi. Ces pauvres ministres qui s’attachent à leur siège et agissent en montrant qu’ils se croient indispensables est à la fois navrant et contre-productif.

Déjà que sur le plan des qualités intrinsèques, il y a quelque chose à redire, ces ventouses du pouvoir montrent au quotidien qu’ils sont dépassés. On ne savait même pas en Suisse avant que le Tagi le dévoile que l’OCDE avait placé la Suisse sur le brouillon de la fameuse liste noire. Une catastrophe à mettre à la fois au passif de nos limiers secrets, plus prompt à traquer le loup que le sujet intéressant, et surtout aussi au passif d’un gouvernement éclaté, tiraillé, qui ne s’entend que pour la façade et qui surtout n’entend plus grand chose au monde moderne.

Il y a un âge pour tout, en particulier pour l’efficacité. Si le moment n’est pas venu de placer des nourrissons au Conseil fédéral, on devrait en revanche impérativement exiger une limite d’âge à 60 ans maximum pour exercer cette charge.

Car quand on voit les pataugées générales et répétées de Merz et Couchepin, et le sommeil du juste dans lequel Leuenberger passe ses années depuis déjà longtemps, on ne peut qu’être inquiet quand on pense à l’image de la Suisse et surtout à l’efficacité dont il convient de faire preuve en particulier en temps de crise. Ce gouvernement d’opérette triste n’est vraiment pas fait pour le mauvais temps.

Et à part sa moyenne d’âge canonique, il lui manque aussi une qualité majeure : celle de la communication intelligente. Car dans ce domaine, on a franchement l’air de manches à balais, alors que cet aspect des choses est primordial au 21e siècle. Mais les « sages » n’ont pas encore réalisé qu’on avait passé l’époque du général Guisan et qu’il convenait de se comporter autrement.

Ci-dessous les anniversaires des membres du gouvernement, pour leur envoyer un mail et des chocolats au bon moment

Couchepin, 5 avril 1942
Leuenberger, 21 septembre 1946
Calmy-Rey, 8 juillet 1945
Maurer, 1er décembre 1950
Merz, 10 novembre 1942
Widmer-Schlumpf, 16 mars 1956
Leuthard, 10 avril 1963

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Catégorie: Res politica

Commentaires (6)

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  1. Je pense qu’en confiant mon argent à la banque royale du Maroc, je risque moins que l’on me trahisse qu’en Suisse. C’est cela quand que je dis que la FINMA a suicidé le système bancaire suisse avec son directeur. Pourquoi tant d’arrogance, d’assurance, alors que nous allons droit à la faillite. Ce n’est pas juste pour des milliers d’employés fidèles et honnêtes. A part cela la cygogne Max couve chez les totos, est-ce une travelo ?

  2. J’ai peur des pandores à Genève et Montana. Finalement on a peur de la peur.

  3. La Suisse ne mérite pas d’être mise sur une liste noire. Elle a déjà été assez punie par l’incompétence de ses politiques. Le pays refuge qui a accuelli mes grans-parents à Lausanne dans les années 30 is over, tel est le temp qui passe et trépasse. Revenons en arrière pour aller de l’avant et se retrouver.

  4. Merz a tort. Mélanger fraude et évasion est une absurdité. Le secret bancaire existe et il faut le respecter. Ni les allemands, ni les américains qui pour des raisons electoralistes nous courent après ne doivent nous impressionner, assez de baisser nos culottes. Nous devons rassurer les gens qui nous ont fait confiance et cesser d’être défaitiste.

  5. Charles Poncet a poussé sa gueulante dans l’affaire Hannibal et il a raison. Ce ne sont les quelques bédouins qui ne viendront plus à Genève dévaliser les bijoutiers et autres commerces de luxe, mais les autres du golf, par solidarité, le téléphone arabe fonctionne encore. Quelques excuses et un peu de chocolat pour le chef blessé aurait pu tout arranger. Mais non, on avoue pas ses erreurs. L’arrogance, hélas…

  6. La Calmy à Paris, Berlin, Rome, bientôt Moscou, c’est n’importe quoi. On fait du tourisme aux frais de la princesse. Voilà une femme totalement incapable qui se balade pour rien. J’hallucine.

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