Grand guignol bernois

16 septembre 2009 | par | Pas de commentaire Plus loin

Il n’y a pas longtemps ici on faisait la critique du fameux principe de concordance, sorte d’évangile apocryphe inventé par les politiciens suisses pour servir d’alibi à leur fâcheuse tendance à n’avoir pas d’idées et surtout à ne montrer aucun entrain à les mettre en œuvre au service d’une autre cause que la leur.

L’élection de ce matin va droit dans ce sens. Pas de vague, pas de cheveu qui dépasse, pas d’originalité, surtout pas d’idée et pas trop de coups bas. L’électron libre Luscher a comme de bien entendu été utilisé par l’UDC pour montrer clairement aux partis quelle est la conception de la concordance à la sauce UDC, puis renvoyé à sa chère étude.

Le poulain de Pelli a quant à lui passé l’obstacle haut la patte, tellement haut même que ça en devient suspect. Ou plutôt révélateur de l’inadéquation de cette fameuse concordance face aux problèmes du 21e siècle qu’un vrai gouvernement doit affronter et résoudre.

D’ailleurs, Schwaller ou Burkhalter, même combat, même résultat, bonnet blanc, blanc bonnet. Sauf que comme d’habitude le PDC, grand vaincu aujourd’hui, n’ose pas montrer clairement combien il est à droite de l’échiquier politique tout en prétendant le contraire.

Une nouvelle défaite à mettre au débit de l’incapacité proverbiale du long guide suprême valaisan à gérer ce genre de problèmes, lui qui manifestement en politique n’entend pas grand chose.

Tant et aussi longtemps que des programmes clairs, des objectifs clairs, des contrats de gouvernements, de véritables engagements ne seront pas les moteurs de l’élection mais que cette dernière restera une sorte de mauvaise pièce de théâtre qui n’amuse que les élus, il n’y a rien à attendre de positif d’un tel système de gouvernement, même renouvelé pour une petite partie.

Enfin, juste une satisfaction, le nez fédéral quitte enfin la scène bernoise pour faire des confitures. Il y sera à n’en pas douter meilleur que dans sa fonction occupée avec autant de délicatesse que celle d’un éléphant borgne dans un magasin chinois de porcelaine russe.

Le prochain à devoir tirer sa révérence est le brave naïf en chef, vous savez, celui qui croit aux paroles de bédouins … espérons qu’il ait la grandeur nécessaire pour reconnaître que lui aussi n’a plus rien à faire dans cette galère.

Encore une question : avec une retraite de plus de Fr 220’000.– pour laquelle il n’a pas cotisé à l’AVS, Couchepin va-t-il renoncer à sa rente au profit des plus défavorisés ?

Tags: , ,

Catégorie: A la Une, Res politica

Laisser un commentaire