Carlo, le mollah qui va mollo

24 décembre 2008 | par | 5 commentaires Plus loin

On apprend officiellement ce matin que c’est le beau Carlo, enfin ce qu’il en reste, qui a chaussé le keffieh pour faire suer le burnous à nos diplomates de l’ombre et de la lumière.

Pour l’avocat-chroniqueur-pamphlétaire, c’est manifestement une sorte de conversion sur le chemin de Damas, encore un peu de temps et de sous et il gagnera ses galons de mollah tout en étant payé.

Car s’il est vrai que l’histoire du gentil Hannibal et de son comportement d’éléphant sauvage mal élevé pose quelques questions juridiques et morales, voire quelques questions bêtement factuelles du style a ) comment se fait-il que les ex-plaignants aient attendu la halte genevoise pour y déposer plainte et b) pourquoi le parquet a-t-il employé des moyens aussi démesurés que ceux qui ont conduit l’intéressé dans les noires, putrides et glacées geôles du Palais pour plusieurs jours sinon pour se faire mousser la pompe …une sorte de traitement de défaveur en somme, le bouillant défenseur de la liberté individuelle ne s’embarrasse pas de problèmes éthico-contradictoires.

Du haut des doctes plis de sa robe, il invoque la noblesse de sa profession et le fait que tout le monde a le droit d’être défendu pour justifier sa présence dans ce qu’il faut bien appeler un foutoir juridico-helvético judiciaire.

Qu’Hannibal soit insupportable est semble-t-il une opinion assez largement partagée, même au-delà des frontières suisses. Mais pour vouloir jouer les chevaliers blancs de la répression pénale et faire embastiller un notable fils de qui on sait sans autre dégât, encore faut-il posséder un quotient intellectuel qui le permette.

Et de la même façon qu’il vient de se ridiculiser par l’acquittement obtenu ou plutôt infligé par deux ex-pontes de la BCGE, le parquet genevois a montré dans l’affaire Kadhafi des limites intellectuelles opérationnelles et de jugeote qui vont encore pendant des mois faire les délices du nouveau mollah.

A propos de liberté et de confraternité, c’est qui l’avocat lybien qui se charge de faire sortir de ce pays les suisses qui y sont toujours pris en otage ?

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Catégorie: Justice & Flicaille

Commentaires (5)

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  1. La Genève puritaine et calviniste a voulu faire un exemple du respect des droits humains et de la barbarie du fils d’un chef de tribu mediéval, ce qui n’avait pas lieu d’être chez nous. Dont acte. Cauchemar pour l’Office du Tourisme, sachant la susceptibilité des arabes (bou…), atteinte à l’honneur, problème qui aurait du être réglé par le Conseil des prud’hommes, au lieu d’envoyer un commando de rambos faire du cinéma pour la galerie. Genève n’est pas encore Chicago ou Dallas. Maintenant dans la choucoute et arrogant dans leur attitude, il ne nous reste que la Calmy-Rey à parachuter sur Tripoli après lui avoir fait suivre des cours de dance du ventre. Carlo fin diplomate pourrait inviter le chef à planter sa tente chez Knie, ce gris pure race, qui comme les freaks de Barnum, aurait sa place à côté de nos oin-oins dans le cadre de ce malentendu regrettable de nos édiles. Vivement qu’ils reviennent claquer leur oseille et ne chosissent pas un autre Eldorado.

  2. Presto, Cher Kalvin, famille et amis, Bon Noël et Heureuse Année!
    George

  3. Dani dit :

    C’est une partie d’échecs, mais Kadhafi joue mieux !

    Pourquoi a-t-on poussé les plaignants à retirer leurs plaintes et pourquoi a-t-on libéré les libyens avant les suisses ? Avec un Kadhafi, je suis convaincu que donnant-donnant marcherait mieux…

  4. kalvin dit :

    @ Dani: si ti veux mon tapis … ti paye 😉
    PS: en plus je donnerais volontiers quelques, en fait beaucoup de vieux exemplaires de la Feuille fédérale contre un chameau, un de mes animaux fétiches.

  5. Dani dit :

    😉 Pour l’instant, c’est plutôt nous qui offrons le tapis… plus précisément une « carpette »…

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