Colonna : le fait du prince

On apprend ce soir que Colonna a vu sa peine être amplifiée par la Cour d’appel spéciale chargée de connaître du cas.

Le prince a voulu la mort de Colonna. Et comme d’habitude la justice est aux ordres du prince. Peu importe la présomption d’innocence et les véritables trous noirs qui parsèment le dossier.

Une justice un peu à l’image du fameux Bilger, qui hier soir encore dans C’est dans l’Air se réjouissait, la bave aux lèvres, de la création ex nihilo d’un nouveau délit de « on ne sait pas très bien quoi mais du genre bandes organisées pour ne pas être sympas ».

Avec un tel délit, clamait le procureur au(x) cheveu(x) sur la langue, « plus besoin de déterminer qui a donné le coup de couteau mortel, on condamnera la bande ».

Une certaine vision de la justice que l’on ne trouve pas que dans le Royaume de Nicolas mais aussi dans la petite Suisse sa voisine.

Pardonnez-leur, à ces juges, car ils ne savent pas ce qu’ils font,  disait en gros quelqu’un une fois.

En attendant ils tuent en choeur la vie, l’espoir et la vertu.

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Catégorie: Justice & Flicaille, Res politica

Commentaires (9)

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  1. Je pense que Obama, notre black Kennedy, va redresser le pays et deviendra l’un des plus illustre président de l’histoire. Réhabilitant la négritude, homme proche du peuple, fin de la suprématie de Wall Street et des faucons de Bush, des banquiers véreux, on peut se réjouir et surtout jeter les mafiosis de l’UBS pour qui je n’ai que du mépris.

  2. Vas-t-on sortir les squelettes du placard ? Selon le Temps. Couché, l’autorégulation a bon dos. Il faut demander à Blocher, Merz, Villiger, finances, justice et police, leurs responsabilités, dans ce nouveau scandale. On parle de 42 milliards.

  3. L’Amérique a toujours été dominée par des intérêts privés. Avec un programme de mini bombes nucléaires, on peut se débarrasser de Ben Laden dans ses montagnes. Il aurait fallu faire cela à Berlin et Moscou et on aurait sauvé des millions de vies et fini le nazisme et le communisme. Je rêve.

  4. Je suis l’actualité. Obama n’a aucune envie de voir des banquiers suisses tordus sur son territoire. Fini l’Eldorado. Les licences seront caduquées. Pour jouer à Wall Street, les clients institutionnels et les autres, iront ailleurs. Obama est un « pur » et veut montrer l’exemple si il veut gagner son défi. Cette mise à l’index durera des décennies. A jouer les plus malins, on perd tout.

  5. Faut-il faire partie de la société des officiers suisses pour être stupide ? Chaque jour une nouvelle affaire UBS. J’en ai marre. On sait très bien que la communauté de l’armée concentre une bande d’idiots, surtout totos. L’arrogance, les rend aveugles. Calmy, le pot à tabac, envoyée spéciale des ploucs, la honte. Connerie et suffisance.

  6. Le catastrophisme est à la mode, surtout dans les médias et chez ces pseudo experts internationaux. Pourtant la recette est simple. Relancer la consommation intérieure en ouvrant les vannes du crédit. En passant, virer le directeur de la FINMA, fossoyeur de notre économie. A part cela, Madame la Marquise va très bien, son cheval aussi.

  7. Nostalgie. Est-ce que les femmes d’aujourd’hui ont les couilles pour aimer un homme, j’en doute. Germaine,duchesse douarière, chaque semaine se rendait à l’hôtel Royal de la Croix d’Ouchy avec la Cadillac, conduite par son chauffeur et accompagnée de sa gouvernante, boire le thé avec la reine d’Espagne et la comtesse de Forceville. Veuve de Louis, elle fit grandir strictement ses cinq enfants. Elle passait son bon temps dans la roseraie et attendait le passage du facteur et les commentaires de Roger Nordmann sur radio Sottens. C’était Lausanne d’après guerre.

  8. Mon ami Kalvin, je suis triste.
    Vous écrivez des billets d’une grande qualité, comme autrefois à la Gazette de Lausanne. A part moi, personne ne vous commente, pourquoi. Avez-vous des lecteurs. Qui sont-ils. Le petit Prince disait à son mouton, étonne-moi. Sommes tous devenus des sots ou des timides ?

  9. Mon fils m’a dit aujourd’hui que des sites comme vous, il y en a des centaines. Triste non pas que j’ai le privilège que vous me publiez, mais surtout de ne même pas lire vos billets. Je ne comprend pas. Autrefois si on avait pas une tête bien faite, on avait au moins une tête bien pleine. Aujourd’hui, on vit le vide.

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