Elèves Zappelli, Moutinot, Graber : 2 heures de colle

8 septembre 2007 | par | 3 commentaires Plus loin

classe.jpgLes élèves Moutinot, Zappelli et Graber auront droit à deux heures de colle mercredi prochain en fin d’après-midi pour n’avoir pas accepté de cesser de se chamailler comme des vilains moineaux, se tendant croche-pattes sur croche-pattes dans des buts pas forcément louables ces dernières semaines et singulièrement ces derniers jours avec l’affaire de la mutinerie de Champ-Dollon.

La punition prévue lors de ces deux heures de colle sera de recopier 400 fois sur de belles feuilles blanches, à la main et à la plume réservoir la phrase suivante: "Non, je n’ai pas toujours raison, et c’est aussi le cas pour mon adversaire politique".

 Chacun crie au sabotage, quand ça l’arrange bien sûr, et chacun laisse traîner négligemment la jambe pour que l’autre se ramasse une gamelle, comme dans toutes les cours de recréation du monde. Sauf que tous ces éminents personnages sont des élus du peuple, qu’ils prennent un peu le peuple électeur pour des nigauds et qu’ils ne sont pas en cour de recréation.

On a bien compris que toute ces querelles par médias interposés sont destinées à marquer leur différence, leur différence politique s’entend et leur différence sur la façon d’entrevoir la poursuite pénale et la politique pénitentiaire. Le tandem Zappelli-Graber est radical, Moutinot est socialiste, deux positions apparemment non réconciliables quand il s’agit d’une part d’être réélu et d’autre part de résoudre des conflits qui empoisonnent la République depuis des lustres.

On ne peut s’empêcher de sourire quand le juge hurle car le secret de l’instruction n’a pas été tenu. Il pourrait aussi nous expliquer pourquoi dans d’autres cas "appropriés" il tient des conférences de presse sur des instructions en cours. On ne peut s’empêcher de sourire quand on entend Moutinot prendre in globo la défense des intérêts de ses ouailles, sans imaginer même un instant qu’il puisse y avoir, comme sur certaines affiches, quelques moutons noirs parmi elles. Quant à Zappelli, il veut montrer depuis des mois à Moutinot "qui c’est qui commande", et Moutinot a horreur de ça et trépigne comme un grand qui s’est fait voler sa sucette.

Des grands gosses qui n’aiment pas perdre quand ils jouent sur leur console vidéo. D’ici qu’ils appellent maman à l’aide, il n’y a qu’un pas.

En attendant, Champ-Dollon est surpeuplé, constitue une bombe à retardement depuis des années et n’est pas exempte de critiques, même venant de la droite et du très respectable et respecté Renaud Gautier, vice-président de la Commission des visiteurs du Grand Conseil qui n’en finit pas de relever les effets "dramatiques" liés à la surpopulation de Champ-Dollon.

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Catégorie: Justice & Flicaille

Commentaires (3)

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  1. Sugus dit :

    Ah les « affaires » genevoises!
    Je me dis toujours que c’est la dernière, c’est trop, ça peut pas durer. Mais Genève continue à distraire la Romandie 🙂
    Bon, ailleurs C’est pas triste non plus hein 😉

  2. kalvin dit :

    Sugus, on pourrait noircir des encyclopédies en 35 volumes chaque année avec ces facéties de la République du bout du Lac Léman, au moins ça a le mérite de faire sourire …

  3. avocette dit :

    Plutôt que de se déchirer par presse interposée, ces élus feraient beaucoup mieux de s’occuper des vrais problèmes de Champ-Dollon : la détresse de toutes ces personnes enfermées, en détention provisoire ou définitive, et penser également aux proches de ces personnes qui souffrent tout autant.

    si la prison est un mal nécessaire, il me paraît important de ne pas oublier la dignité de l’être humain malgré tout…

    la surpopulation de Champ-Dollon : un problème grave dont on entend parler depuis trop longtemps sans solution proposée par les intéressés !

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