Swissair: les journaleux à côté de la plaque

swissair3.jpg Une belle unanimité de façade pour ne pas déplaire aux puissants qui les payent: les journalistes une nouvelle fois se montrent complaisants, pleutres et surtout mal informés. Leur grand argument expliquant la débâcle du procès Swissair est en résumé qu’on ne juge jamais pénalement de la gestion d’une société et que les incapables sont par définition non punissables. Outre que traiter d’incapables des Spoerry, Hentsch et autres Corti relève du fantasme ou de la mauvaise foi, il y a chez le journaleux de base une propension manifeste à ne jamais lire les textes de loi. Or il existe dans notre Code pénal depuis pas très longtemps un article 165 qui s’intitule "Gestion fautive". Et que dit cet article ?

"Le débiteur qui, de manières autres que celles visées à l’art. 164, par des fautes de gestion, notamment par une dotation insuffisante en capital, par des dépenses exagérées, par des spéculations hasardeuses, par l’octroi ou l’utilisation à la légère de crédits, par le bradage de valeurs patrimoniales ou par une négligence coupable dans l’exercice de sa profession ou dans l’administration de ses biens,aura causé ou aggravé son surendettement, aura causé sa propre insolvabilité ou aggravé sa situation alors qu’il se savait insolvable, sera, s’il a été déclaré en faillite ou si un acte de défaut de biens a été dressé contre lui, puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire."

La faute de gestion est donc bien punissable contrairement à ce que radotent tous nos journaleux complaisants.

Quant au tribunal de Bulach, il a confondu les jours-amende avec les jours-indemnisation. On peut en effet mesurer la culpabilité de chacun des individus concernés par la hauteur de l’indemnisation reçue. C’est tout simple, en divisant par 100 le nombre de francs reçus, on arrive à la peine qu’ils auraient dû au minimum avoir, exprimée en jours. Enfin, où sont donc les banques coupables elles aussi ? aux abonnés absents car elle financent sans doute les hypothèques privées des juges … et les avocats complices qui n’osent piper mot car ils s’enrichissent sur le dos de ce genre de situations ? drôle de tutti-frutti pour un scandale à 17 milliards.

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Catégorie: Economie, Justice & Flicaille

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