La Bâloise : en bonne compagnie ?

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« Quoi que vous fassiez nous vous prêtons main forte », dit le site de la Bâloise, la fameuse société qui prétend être « in good company ».

Vraiment sûre cette affirmation ? pas vraiment, non …

Récemment nous avons eu connaissance de dégâts importants causés par un déménageur romand assuré auprès de la Bâloise à des clients à qui il a quand même été facturé pas loin de Fr. 15’000.– pour un déménagement important.

Six mois après le déménagement, et malgré toutes sortes d’interventions, cette magnifique assurance n’a toujours pas trouvé bon de venir voir les dégâts, car elle assure tout ça au m3. Et donc, si on vous abime 1m3 de livres ou 1 m3 de violon Stradivarius, aux conditions usuelles de l’ASTAG (et donc des petites lettres contractuelles de la Bâloise) ce m3 vaut Fr 500.–au maximum (et au minimum ?).

En résumé, pour quelques fois Fr. 500.– de dégâts, la bonne compagnie ne se déplace même pas, même si le contenu de ce m3 vaut cinq fois plus cher que son forfait maximum….

Ainsi, affirmer qu’elle prête main forte en toutes circonstances est pour le moins captieux. Elle lime sur les prestations et oblige le client lésé à se retourner contre le transporteur pour qu’il répare les dommages causés qui excèdent cette fameuse barre de Fr. 500.– maximum par m3.

Au moment de chercher un déménageur, et avant de signer un contrat, assurez-vous donc que non seulement ses assurances ¨couvrent les fameux Fr 500.– mais que votre transporteur se porte garant de dommages pour une somme nettement plus importante. Un m3 de canoë comme sur la page idyllique de la Bâloise ne vaut pas la même chose qu’un m3 de vieux journaux.

Et si tel n’est pas le cas, choisissez une … meilleure compagnie plus rassurante.

© iconographie La Bâloise

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Catégorie: Res politica

Commentaires (3)

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  1. Sugus dit :

    Cela me paraît régul. La pub c’est la pub et chacun comprend que c’est de la pub! Le contrat stipule le forfait de fr.500.00 au m3, qui peut parfois s’avérer à l’avantage du client, parfois en sa défaveur, c’est le propre d’un forfait. Normal que l’assurance ne se déplace pas pour juste quelques m3. Il y a toujours moyen de se payer une meilleure couverture en y mettant les moyens. Ou on se dit que l’on peut assurer une part de risque soi-même.

  2. kalvin dit :

    @ Sugus

    Sur ton argument, je veux bien, mais les 500.– ne sont pas sur le contrat, on parle simplement des règles et usages de « l’ASTAG » que chacun ne connait pas par cœur. Par ailleurs, quand un transporteur pro fait un devis, et qu’il constate qu’il y a des choses de valeur (piano, instruments de musique, tableaux, etc..)il doit à mon sens dire au client « attention limite maximale 500.– m3 assuré » sinon sur-prime. Or justement il ne le fait pas. En l’occurrence il n’y a pas eu que des dégâts mais des pertes pures et simples de matériels inventoriés. Que l’assurance paye un forfait je veux bien encore, à la limite et si le contrat l’indique clairement pour le transporté lambda, mais que le transporteur dise le reste est pour votre pomme je ne trouve pas ça normal. Qui casse paye, c’est le principe, y compris avec un ballon de gosse dans une vitre.

  3. Sugus dit :

    D’accord. Il faut que tout soit clair dans le contrat. Autrement c’est de l’arnaque.

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