La crème Budwig de Doris

1 janvier 2010 | par | 4 commentaires Plus loin

On en a de la chance cette année : le vieux cacochyme débile est rentré dans le rang, réduit au silence politique ad vitam, pour laisser la place à la pétulante Doris, qui se prépare à cette présidence depuis des mois : l’orgasme d’une vie politique en somme.

Grâce à l’envoi d’une carte de voeux particulièrement ésotérique, elle souhaite au bon peuple d’avoir les pieds bien au chaud pour 2010 … dans des bottes vertes et blanches.

Soit, et comme personne ne comprend son message, elle en a préparé un nouveau juste pour l’an neuf sous forme d’une sorte de recette de brouet fédéral qui tient de la soupe au lait de Kappel et de la crème Budwig de la fameuse doctoresse K. La recette de la crème Doris se compose d’une base de platitudes en fond de sauce, d’une louche populiste de commisération à l’égard des exclus ou presque : une « [la] Suisse qui doit se positionner comme pays aspirant à la justice et à l’équité, et qui voit dans la démocratie non seulement le pouvoir du plus grand nombre, mais encore le respect des minorités et la cohabitation permanente des gagnants et des moins chanceux« , de sel, de sucre glaçant et de cannelle.

Il paraît selon elle que ce pays est la nation la plus compétitive au monde. On ne sait trop d`où la cheftaine 2010 tire cette affirmation, car ni les politiques, ni les juges, ni les administrations ne font preuve d’un quelconque souffle dans cette direction. Au contraire, ils multiplient à l’envi et dans tous les domaines les couches du millefeuille administratif et politique, pour faire tellement mieux que les autres que finalement ils ne font plus rien. Ou du moins rien dans des temps normaux et des conditions normales.

La Suisse est un ilot de cherté, aime à rappeler Doris. Mais c’est aussi un ilot d’immobilisme peuplé de dirigeants rétrogrades et surtout dépourvus de vision synthétique. Elle prétend qu’ « il y a toujours un chemin, même dans l’adversité. Et que parfois, il exige force et courage ». On rêverait d’un Conseil fédéral pourvu de ce deux qualités, avant qu’il songe à l’exiger du peuple.

Sauf que, ma petite dame, il ne faut pas rêver et confondre les bœufs avec Jupiter.

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Catégorie: A la Une, Res politica

Commentaires (4)

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  1. Il faut se remettre à travailler avec des professionnels, pauvre jolie Doris qui brille par son amateurisme. Fini les grandes gueules du nord, notre complaisance imbécile à nous croire les meilleurs, le swiss made est mort depuis longtemps. On va faire des économies, fermer des agences, postales, bancaires, à foison et oculter les conséquences dramatiques que cela va entrainer pour nos jeunes, par exemple. Obama dit le croisé, se prépare à partir en guerre, histoire de penser à autre chose… Bonne Année mes amis et tout de bon.

  2. JEM dit :

    Cher Kalvin,
    Merci pour vos articles que vous publiez généreusement et qui me remplissent d’aise.
    Mais, une chose m’énerve. En effet, ce monsieur étranger qui se permet d’écrire en notre nom, est inacceptable. Ses opinions sont fallacieuses. Merci encore et tous mes voeux. Jem de la Cruz.

  3. Marc Surchat dit :

    Tout à fait d’accord!

    Avez déjà vu la magnifique, toute ironie mise à part bien sûr, nouvelle photo du conseil fédéral : http://www.admin.ch/br/dienstleistungen/00094/index.html?lang=fr

    Comme si bien dit à la soupe, voici une très belle illustration de nos conseillers fédéraux qui avancent…. sans regard où ils vont!

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