Le Couchepin Pascal

Déjà que quand il travaille il ne fait pas grand chose de droit ou d’intelligent, lorsqu’il est en weekend pascal notre grand lapin fédéral se répand en vaines critiques du G20, de ces critiques qui viennent du mauvais perdant qui non seulement n’a rien vu venir, mais en plus a volontairement refusé de considérer quelques avertissements pourtant clairs et précis de l’OCDE comme importants et sérieux.

« Dans cette crise, l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) ne devrait pas jouer au ‘Gault Millau’ pour les bons et mauvais Etats« .

Doit-on rappeler au brave valaisan que la Suisse fait partie de ce magnifique aréopage depuis des lustres et que si elle utilisait dans ce cénacle non pas des potiches inutiles bien payées mais de véritables diplomates, sa voix serait nettement mieux entendue et ses intérêts préservés.

Mais là encore, le brave lapin n’y est pour rien, ce n’est pas lui qui nomme les diplomates … et il a déjà suffisamment à faire à protéger ses intérêts dans les caisses-maladie contre l’envahissement de ces « foutues médecines douces » qui ne sont pas dignes de figurer au catalogue de base, quoi qu’en pense le peuple.

Le seul début de chose intéressante que Couchepin nous prodigue dans son sermon pascal est qu’à son avis, « les pays du G20 n’ont pas du tout analysé la crise lors du sommet de Londres. Une crise qui ne pourra pas être surmontée avec de l’argent, parce qu’avec les 1000 milliards de dollars décidés au sommet, comme avec le G20, tout est à nouveau oublié après trois jours seulement« .

Si on peut lui donner raison sur ce point il est vrai lacunaire, on doit immédiatement lui faire remarquer que plutôt que de hurler au loup depuis ses rupestres marches, il aurait mieux fait de prévoir à l’avance et convenablement comment faire entendre cette critique lors du G 20.

Mais pour ça il eût fallu que lui-même ainsi que son collègue Merz  fassent le nécessaire pour assister physiquement au sommet de Londres …

Or ni l’un ni l’autre ne se sont montrés capables d’en être. Quant à sa critique des USA sur la question des valeurs sociales, elle est peut-être fondée, mais venant d’un libéral pur sucre, elle sonne faux.

Bref, rien de nouveau à signaler sous le soleil bernois, toujours la même chanson qui mène droit dans le mur dicté par l’isolement volontaire. Avec quelques plumes de plus aux bons endroits, Couchepin devrait être sacré roi d’un ilot bananier du Pacifique Sud.

Là-bas il serait au moins tranquille et nous on ne l’entendrait plus, ou tout au plus par bribes.

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Catégorie: Economie, Res politica

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