Le père la Woerthu reçoit

31 juillet 2010 | par | Pas de commentaire Plus loin

C’est donc en son ministère, dans ses appartements privés, que l’innocente victime d’une justice française aveugle a condescendu à recevoir les joyeux flics émissaires de la courroye de transmission, l’indépendance faite procureur.

On avait pourtant déjà vu ministre, voire premier ministre français, voire même ex-président être vulgairement reçu dans les locaux des flics, dans les odeurs de sueur entre trois restants de sandwiches rances et deux scellés en partance.

Il faut donc croire que le roitillon avait donné ses instructions : « Ménagez je vous l’ordonne cette monture de choix afin qu’elle soit encore en forme pour gagner l’aride bataille des retraites et que je ne passe pas une fois encore pour un con« .

En fait de retraite, le père la Woerthu semble tout à coup beaucoup plus coi qu’il ne le fut durant ces dernières semaines. Des problèmes de divergences dans les déclarations ? Il faut dire que sa haute intelligence ne peut avoir raté le manifeste conflit d’intérêt dans lequel il s’est joyeusement mis.

Quant à vouloir faire accroire qu’il n’a jamais parlé job de Madame avec de Maistre ou fric de campagne avec ce dernier, c’est franchement prendre le franchouillard de première zone pour un débile profond.  Certes on n’a pas pu voir in situ le contenu des fameuses enveloppes, mais il s’avère de plus en plus qu’elles ont existé, et pas juste vides et inutiles.

Or Tracfin ne va quand même pas poser de mauvaises questions à son propre ministre de tutelle si ce dernier fait déposer du cash sur l’un des nombreux comptes de l’UMP. Bref ce vaudeville d’été et son emballage sentent le poisson politique très avarié et la mauvaise combine.

Ils sentent aussi l’océan mis en place entre le vulgum pecus et les élites, ces dernières trouvant parfaitement normal de vivre sur la planète Fouquet’s à plusieurs années-lumière des administrés. Que l’on prie d’ailleurs simultanément de bien vouloir se serrer la ceinture pour permettre à l’Etat de se remettre de la crise financière qu’il a créée en menant une politique débile et libérale (pléonasme). Il est probable que la vérité ne soit jamais faite dans cette affaire, car elle n’arrange personne.

Il n’en reste pas moins qu’une nouvelle fois, la classe politique française montre un penchant presque post-colonial pour la corruption au sens large. Ce régime n’a pas grand chose à envier aux potentats africains, d’ailleurs conviés à venir négocier et chercher leurs enveloppes à eux lors du 14 juillet.

Y aurait-il de l’impur dans le sillon sanguin du roitillon ?

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Catégorie: A la Une, Res politica

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