Le virus Kadafix 09 B ?

27 octobre 2009 | par | Pas de commentaire Plus loin

Et voilà que pour la énième fois, mais au moins la deuxième fois officiellement en deux ans le DFAE se fait pirater méchamment son réseau par quelques mercenaires venus d’ailleurs.

Et voilà la énième fois que l’on paraît penauds et stupides. On ne sait même pas quel est le nombre et la nature des informations piratées, ni comment évidemment les petits malins se sont introduits dans le système.

Pour « rassurer » la population, le DFAE a sorti un guignol de sa poche qui, prenant la qualité de porte-parole a prétendu que « ce piratage était une affaire de professionnels ».

Délicieuse conclusion hâtive quand on sait justement que dans la Berne fédérale on ne sait rien.
En revanche, il ne fait guère de doute que, comme la dernière fois, le système informatique fédéral, qui plus est d’un Département plus sensible que celui qui gère les stocks obligatoires de riz en cas de guerre nucléaire, s’est laissé pénétrer sans résistance.

Et simultanément, le Département des finances et le département militaire y sont aussi allés de leurs intrusions respectives, mais qui semble-t-il ont fait moins de dégâts.

L’informatique fédérale est à l’image du sens politique du Conseil fédéral et de son grand vizir Merz : nullissime. Nos données sont à la portée de n’importe qui ou presque, et on préfère en l’état débattre de nouveaux avions de combats bien trop chers pour nous que de mettre un verrou un peu sûr à ces systèmes.

Les braves parlementaires évidemment ne voient, comme d’habitude,  pas non plus passer le puck, pendant qu’on découvre (et c’est juste le dessus de l’iceberg) que le Département militaire a gaspillé près d’un milliard de francs dans des systèmes totalement inopérants. On voulait faire la guerre depuis une console et on se retrouve à engager un ex Swisscom Boy vendeur retraité de combinés pour mettre de l’ordre dans les écuries informatiques qui ne fonctionnent pas.

Mais que font donc une nouvelle fois parlementaires et fonctionnaires à Berne, à part jouer et traîner sur Facebook.

Il y a des États voisins de la Méditerranée qui eux rigolent bien, puisque en deux clics ils paralysent un département fédéral, et qui plus est impunément.

PS : heureusement que lors de la votation populaire sur le passeport biométrique le gouvernement a juré ses  grands dieux que les données seraient sanctuarisées dans un bidule inviolable . On a bien fait de le croire donc …

Tags: , , ,

Catégorie: A la Une, Res politica

Laisser un commentaire