Merz, l’autruche fédérale

10 septembre 2009 | par | Pas de commentaire Plus loin

C’est fou, dans les médias traditionnels, comme on fait institutionnellement en sorte que le « vulgum pecus » oublie au plus vite un certain nombre de choses importantes. Lorsque dans sa éniéme bourde de l’année le futur démissionné Merz, notre bédouin de luxe naturalisé libyen, a décidé tout seul de vendre le paquet d’actions UBS et de réaliser un « confortable » profit fédéral au moins 5 fois inférieur à celui qu’il aurait réalisé avec un peu de patience, la horde des plumitifs traditionalistes a titré avec fracas : « la Confédération se désengage de l’UBS » …. pour lui laisser les mains libres en terme de bonus et autres sottises professionnelles, sans doute.

Quel admirable faux désengagement que celui-ci. En effet, si cet artifice a permis aux amis de Merz de faire un profit confortable, il a surtout occulté que depuis un certain temps, notre BNS chérie porte le fardeau du fameux Stabfund, ce machin immonde à charge du contribuable suisse uniquement et dont les engagements se chiffrent en dizaines de milliards de dollars (ça fait mieux les dollars) financés par ce même contribuable helvétique grâce aux bons soins du docteur Merz, une nouvelle fois.

Ce n’est donc pas du tout à un désengagement qu’on a assisté. Au contraire, on s’est dépêché de quitter le navire pour le laisser voguer de ses propres ailes subsidiées sans lui demander de compte : le résultat direct de la politique menée depuis plus d’une année dans tous les domaines par l’autruche fédérale qu’est devenu le président en exercice de la Confédération qui n’a plus aucune légitimité dans sa fonction, surtout depuis qu’il raconte n’importe quoi sur son fameux dernier voyage onaniste en Libye et qu’il brade certaines dispositions du droit fiscal helvétique sur l’autel de sa tranquillité d’esprit.

On va vivre le 16 septembre le remplacement du radical Couchepin par le vraisemblable évêque de Fribourg Schwaller, qui à voir son rictus actuel ne se sent plus et se voit déjà calife grâce aux hasards de l’histoire politique.

Le PLR dont est issu Merz doit encore payer pour les crétineries de ce dernier : d’abord par la perte du siège historique de Couchepin, mais aussi ensuite (et ça devrait être fait depuis longtemps déjà) par l’exigence du départ immédiat de Merz, qui sera sans doute mieux dans les dunes de Libye pour cacher sa tête d’autruche fédérale à la retraite que dans son canton d’origine vraiment primitif. Et pour le remplacer, le brave PLR devra encore une fois battre sa coulpe et laisser la place à un UDC supplémentaire, ce qui finalement n’est pas grave : il n’aura pas de majorité au sein du collège et sera un alibi supplémentaire.

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Catégorie: A la Une, Res politica

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