Merz: l’escroquerie aux économies

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Cela fait maintenant quelques années que nous subissons la présence de ce « mathématicien de génie » qu’est Hans-Rudolf Merz au Conseil fédéral, et il ne s’est pas encore passé une seule de ces années sans qu’il nous annonce le pire pour les finances de la Confédération, créant ainsi l’humeur économe des parlementaires de droite et traumatisant le contribuable de tout bord tout en sachant parfaitement dès l’abord que ses prévisions seraient de toutes façons trop pessimistes.

Et en 2007, que se passe-t-il ? il nous rejoue le même scénario : excédent de recettes budgeté, environ 900 millions, excédent de recettes probable 3.4 milliards de francs (3 fois et demi plus !!! qu’annoncé). Outre qu’il dispose d’un staff de plusieurs dizaines de fonctionnaires calculateurs pour faire son budget, de qui se fiche-t-on ?

Malgré cette vilaine habitude Merzienne qui tient de l’onanisme radicalo-udécien, les partis de gauche se laissent faire et ne résistent pas. Quelle naïveté coupable. Vive les économies, comme si un budget étatique pouvait être comparé à un budget de ménage. Quelle indifférence et quel manque total de jugeotte.

Aux élus de gauche de relever sans délai cette ineptie annuelle. La Suisse est hyper-riche, elle n’est pas plus endettée que la moyenne européenne, mais on y prône partout et tout le temps les économies, surtout sur le dos des plus faibles, qu’ils soient handicapés ou simplement assurés de base auprès de leur caisse-maladie et ainsi appelés à payer eux-mêmes leurs aspirines exclues de la couverture de base par Couchepin l’acolyte servile.

Si personne ne dénonce politiquement cette escroquerie, alors effectivement la Suisse continuera de se remplir les coffres et le lien social se délitera encore plus. Il y a des élections cet automne, que diable ! Virons les de toute urgence.

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Catégorie: Res politica

Commentaires (2)

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  1. Tiouk dit :

    Histoire de ne pas reprendre les graphiques de l’UDC qui arrêtent les chiffres – comme par hasard – à 1990, je vous propose celui-ci que je viens de faire :

    http://imagik.fr/image.php?id=rgh1186585841t.jpg

    La hausse de l’endettement public a donc bien sûr de multiples explications (NLFA, publica, etc) dont je ne maitrise pas les tenants et les aboutissements… mais je souhaitais uniquement montrer que le taux d’endettement des communes n’est pas celui que votre propos induit.

    En effet, si les économies de la Confédération (celles que Mertz peut influer) touchaient effectivement avant tout les plus faibles (« surtout sur le dos des plus faibles »), la courbe d’endettement des communes devrait augmenter (ne serait-ce qu’en raison de l’aide sociale apportée pour suppléer le retrait des aides confédérales ou par le fait que les gens ne pourraient plus payer leurs impôts). Or… :o)

    D’ailleurs, s’agissant d’une éventuelle politique d’économies radicalo-udécien des communes, je serais bien incapable de donner le nom de ne serait-ce qu’une grande ville (les principaux budgets) qui ne serait pas à majorité rouge-verte ces dernières années…

    Ainsi, avec les mesures d’économie de Merz, tout n’est pas rose, notamment pour le personnel de la Confédération, c’est clair, et il y a des coupes que la Suisse va regretter plus tard… mais je doute que la situation soit aussi simple que vous l’esquissez 🙂

    Source de mon graphique:
    http://www.admin.ch/ch/f/ff/2007/5605.pdf (p. 5675, dernière page)

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