Millefeuille(s)

Si l’on tient compte de deux billets qui ont été retirés de ce blog il y a longtemps pour ne pas mouiller les belles mirettes d’une journaliste du Temps, ces lignes que vous lisez peut-être sont celles du millième billet commis sur ce blog depuis que vie lui a été redonnée en mai 2007, plus exactement le 12 mai. Ca fait quand même une moyenne de 41.6 sornettes mensuelles, des plus courtes aux plus ennuyeuses en passant par les moins convaincantes.

A ceux qui les ont supportées en tout ou partie, merci. On ne fêtera pas grand chose ici sauf à décider de continuer sur la voie de cette lancée, de façon un peu moins présente sur ce blog pour cause d’occupations plumitives ailleurs, mais dans une veine semblable à celle qui a été le moteur de cette longue série de coups de gueule.

Oui ces coups de gueule ne sont pas toujours d’une grande objectivité. Oui Couchepin et l’UDC sont des souffre-douleur habitués de ces pages, mais l’un comme l’autre le méritent bien.

Depuis dimanche s’est définitivement ouverte dans ce pays verdoyant l’ère du biométriquement correct. L’ère de la multiplication des croisements de fichiers, un peu comme une sorte de sélection ADN génétique de la substantifique moëlle de l’individu lambda sur la base des différents profils le concernant qui existent sur le marché des fichiers.

Car c’est bien d’un marché dont il faut parler, quand on connaît par exemple le prix ahurissant d’une seule bonne adresse que les marchands de fumisterie (voyance, bondieuseries et autres pierres porte-bonheur) sont prêts à payer pour pouvoir harceler avec succès une quantité de victimes dont ils savent à l’avance qu’au moins 5 à 6 % y laissera des plumes trébuchantes.

S’agissant donc de domaines beaucoup plus sensibles, on imagine sans tomber dans une théorie du complot stupide quelle valeur peuvent avoir certains renseignements regroupés pour les banques, les assurances, les institutions para-publiques ou publiques, etc. sur lesquels les préposés à la protection des données ne se donnent pas la peine d’ouvrir un oeil même matinal et embrumé.

Récemment on apprenait que le système eLP de répertoire des poursuites serait formidablement performant et ne nécessiterait que très peu de papier. Dans ce domaine, qui prévoit quand même qu’une demande d’extrait de poursuites soit justifiée au cas par cas, on serait étonné de voir ce que les administrations cantonales vendent depuis longtemps à des boîtes de renseignements privées sans du tout se soucier de l’esprit de la législation en vigueur.

Ce qui donne des fichiers bancaires performants que les banques ont eu la subtilité de ne pas tenir elles-mêmes officiellement, mais de déléguer à une association zurichoise (ZEK) tout ce qu’il y a de plus indépendante …

Dans ses combats futurs, ce blog se penchera donc notamment sur tous les abus de fichiers, effectifs ou potentiels. Et continuera aussi de se mêler de tout et rien au hasard du quotidien et de l’humeur du moment.

Tags: , , , , ,

Catégorie: Res politica

Commentaires (3)

Trackback URL | Comments RSS Feed

  1. Bonjour,

    Je te suis toujours avec Google Reader.
    Si tu ralentis, en tout cas, ne mollis pas! Ce millefeuille est une mine d’or.
    🙂

  2. Michelle dit :

    Mille bravos! Continue, on t’adore 😉
    Jolie photo!

  3. Anonyme dit :

    Pendant que l’UBS remet ça sur notre dos et avec l’aide de notre grand argentier, nos petits vieux sous-vivent. C’est normal car ils ne servent à plus rien, même pas à dépenser. En attendant, on dit que nos jeunes de 16 à 19 ans, sont les champions de la fumette, ça coûte moins cher que de se torcher la gueule. L’alcool tue, l’herbe à nicot aussi, mais pas la fumette, que l’on dit. Ah, la bonne herbe qui pousse partout et qui sent si bon, ça plane. Reste qu’on est tous, ou presque, dans la merde. Merde à Vauban.

Laisser un commentaire