Parmelin-Favre: ticket simple course pour l’enfer social

4 novembre 2007 | par | 2 commentaires Plus loin

 
Le 11 novembre aura lieu comme chacun sait le deuxième tour des élections vaudoises au Conseil des Etats. La liste conservatrice et de la droite dure Parmelin-Favre a les faveurs de la cote, et c'est bien ce qui navre tout esprit doté d'un peu d'indépendance et de sens critique.
 
Les radicaux, libéraux, écolo-libéraux, UDC et autres membres éminents des partis de la droite ultra-bourgeoise font bloc, tels de dociles petits soldats de plomb, ils en sont même pathétiques. Car ce bloc existe pour des motifs plus que divers, qui souvent ont des arrière-goûts de futurs retours d'ascenseur. Le tandem Parmelin-Favre est aussi atypique et inutile qu'un croisement entre un zèbre et un âne gris (non pas un zèbre ni un âne gris, trop nobles bestioles) entre  un ornithorynque et un dahu.
 
Ils vous racontent qu'ils vont parler d'une même voix à Berne, que le salut du canton passe par leur élection en bloc, qu'ils sont le recours ultime, etc… or rien n'est moins vrai. A commencer par l'élection du Conseil fédéral, où chacun devra bien faire élire son champion. Or sur cette question, le silence règne sur les colonnes, même si on n'a pas besoin d'avoir fait 10 ans de politologie pour comprendre ce qui va se passer, à savoir un échange de bons procédés.
 
La voix unique est-elle nécessaire quand plus de 70 % du pays n'a pas voté UDC et ne veut donc plus de Blocher au Conseil fédéral ? la voix unique est-elle légitime ? la voix unique a-t-elle un sens ? à notre avis aucun. Au Conseil des Etats comme ailleurs, les majorités se font autour de projets concrets et si possibles régionaux, ou alors cette chambre ne sert qu'à tempérer les ardeurs du National et de ses ténors ultra-conservateurs. Il est révolu le temps de la pure "cantonalité", il faut viser plus large, plus efficace et plus concret.
 
C'est un peu comme si Parmelin et Rochat nous proposaient de réinstaurer les péages cantonaux vaudois ainsi qu'une monnaie cantonale. Ils ont vraiment une horloge à l'envers en leur for intérieur. Aux électeurs qui hésitent, on rappelle que Parmelin ne gère que son budget personnel et que Favre n'est jamais parvenu à redresser les finances vaudoises malgré des coupes sauvages et des décisions plus qu'étranges quand il siègait au Château cantonal comme conseiller d'Etat.
 
Mais le brouillard et le temps effacent les mémoires comme l'aimant sur le disque dur. Et le disque dur des vaudois semble bien atteint cet automne.
 
Le seul ticket qui puisse entrer en considération est le ticket Savary-Recordon. Ces deux candidats sont vrais, ils ont fait la preuve de leur engagement et de leur sincérité. Il n'y a qu'un seul geste pour sauver Vaud d'une emprise blochérienne supplémentaire de quatre longues années: c'est de voter compact, en bloc et massivement pour le ticket Géraldine Savary-Luc Recordon.
 
Eux s'intéressent au peuple et à ses problèmes, les deux autres ne s'intéressent qu'à leurs propres problèmes et à ceux de leurs congénères à poil dur.
 
De grâce électeurs vaudois, ne vous laissez pas une fois encore rouler dans la farine, ça colle et ça met longtemps à se détacher.

Tags: , , , , ,

Catégorie: Res politica

Commentaires (2)

Trackback URL | Comments RSS Feed

  1. Tiouk dit :

    Pourquoi voter Savary-Recordon quand « 70 % du pays n’a pas voté » socialiste ou vert ?

    Franchement, je suis persuadé qu’il aurait été possible de négocier l’abandon de l’UDC contre celui de Savary…

  2. kalvin dit :

    Le problème c’est que l’UDC ne veut pas négocier, de un, et que Savary est bien meilleure que les 2 sbires de droite sur le plan intellectuel et politique. Je suis contre ce genre de négociations…

Laisser un commentaire