Politique économique rétrograde

Le Matin de ce matin disserte sur les économies concoctées à Berne et dont précisément ni le parlement ni le Conseil fédéral n’ont eu le courage de parler ouvertement pour entraîner le peuple dans un vote erroné.

Selon le département de l’argentière d’acier et amazone du coupe-coupe dans les dépenses EWS, ce sont environ 3 à 4.5 milliards de francs qui vont manquer dans la caisse de la Confédération grâce aux subterfuges des élus.

Pire encore, sous l’impulsion des partis de la droite aveugle, on continue à vouloir faire des économies sur tout ou à peu près, mais singulièrement toujours au profit des classes aisées ou des grandes entreprises et jamais pour favoriser une politique sociale un tant soi peu équitable.

La Suisse se transforme en avare public, pompant le citoyen pour pouvoir étudier à coups de millions la future tenue du soldat cybernétique, mais se refuse à ouvrir les yeux sur les nécessaires investissements. Et cette attitude ne date pas de hier. L’autoroute Lausanne-Genève a été inaugurée en 1964. Il y a donc bientôt cinquante ans. A part un ou deux tronçons un peu corrigés à l’emporte-pièce, elle ne comporte toujours que deux fois deux voies, alors que le trafic y a plus que quintuplé.

Un exemple comme un autre de l’incurie et de l’imprévoyance des élus de droite, qui comme dans une monomanie maladive, se refusent à investir, confondant tout à trac investissement et dépense de fonctionnement. Dans cette période de sortie de crise,  il serait impératif d’améliorer les transports publics, l’éducation et le logement pas trop cher. Autant de sujets qui devraient s’imposer comme d’évidents domaines d’intervention étatique.

Le credo des ayatollah bernois de l’avarice publique s’y oppose. Ils détruisent ce faisant un fragile équilibre social déjà largement mis à mal ces dernières années.

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Catégorie: Res politica

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