QPM : le quotient politique minimum

1 novembre 2009 | par | 1 commentaire Plus loin

On voit ces derniers mois nos ministres fédéraux aligner bourde sur bourde, silence sur silence (qualifié ou non), maladresse sur maladresse et surtout poindre l’absence croissante d’adéquation entre les exigences de la fonction qu’ils endossent et leurs capacités personnelles.

La dernière fantaisie en date est le pseudo rugissement du vieux lion en peluche Merz qui rouspète contre l’Italie et ses méthodes berlusconiennes en matière fiscale. On croit rêver, mais non, on est en plein dans le film, mauvais par ailleurs..

Longtemps hostile à une élection du Conseil fédéral au suffrage universel direct par le peuple, on doit admettre que le système suisse est fait pour le beau temps des cartes postales de Heidi et des vaches Milka et non pas pour le grain ou la forte houle.

Nos édiles ne sont pas préparés à leur job. Et c’est tout de même ahurissant de penser qu’à l’heure de la sélection de cadres par toutes sortes de moyens techniques et plus ou moins scientifiques, on se contente pour un conseiller fédéral 2009 de sa bouille, de ses quelques déclarations éventuelles et de son pedigree civil qu’il répète à l’envi lors de simples auditions.

Lorsque Merz fut parachuté dans le poste qu’il occupe actuellement par le plus grand des hasards et à son plus vif étonnement, il n’avait exercé que des fonctions professionnelles de consultant, celui qui est payé pour mettre en musique les idées des autres.

Doris de son côté, bien que sympathique, ne tient visiblement pas la distance dès qu’une vaguelette arrive. Sans parler du dernier né, Didier le sec, qui prévoyait subtilement d’envoyer nos forces très spéciales en Libye pour en exfiltrer les otages.

Il est donc temps de changer notre Constitution et de prévoir que ne pourront exercer la fonction suprême que celles et ceux qui satisferont à un QPM, quotient politique minimum, qui n’a rien à voir avec le QI mais tout à voir avec l’expérience de l’exécutif et son exercice.

Avec son millefeuille excessif d’institutions, la Suisse à la démocratie auto-bloquante ne peut plus se permettre d’avoir à Berne une bande d’amateurs, qui plus est élus de façon très peu démocratique. Le QPM en revanche serait là pour exiger des candidats à cette fonction d’avoir fait leurs preuves préalables dans un exécutif cantonal ou municipal important. Et justement la Suisse multicouches permet ce genre d’apprentissage.

On exige bien d’un boulanger qu’il possède un CFC. Le peuple doit pouvoir élire ses ministres qui eux lui doivent au moins un minimum de qualification pour le poste qu’ils briguent. La légitimité démocratique ne fait pas tout, notamment quand on voit un ex conseiller fédéral aller faire le guignol en Corée du Nord et en rentrer tout en faisant presque l’éloge de ce régime de fous.

Car suprême délice helvétique, on élit rarement celui qui est candidat … ce qui laisse plus que songeur sur la motivation à la tâche de l’intéressé.

Tags: , , , ,

Catégorie: A la Une, Res politica

Commentaires (1)

Trackback URL | Comments RSS Feed

  1. Le principal problème pour calmer Tripoli est de trouver un « sage » pour palabrer sous la tente lybienne. Hélas, nos ministres brillent par leur infantilité. Momo est un grand sentimental. On a fait du mal à son petit. A cause d’un policier abusif qui mérite le trou, ayant sanctionné sans preuve Hannibal. Deux malheureux attendent et croupissent au Levant par la faute de notre solidarité hypocrite pour un policier raciste en sus.

Laisser un commentaire