UBS dit stop à la cuisine partisane

20 avril 2009 | par | 1 commentaire Plus loin

Dans la série des bonnes nouvelles directement liées au cataclysme UBS figure l’annonce faite par Kaspar, le génie des alpages, au sujet des dons aux partis politiques bourgeois : finis et nini !!

Fini pour ces messieurs les parlementaires bourgeois de se gaver sans le dire et surtout de voter le doigt sur la couture de l’uniforme de parlementaire offert par le banquier UBS. Il va falloir qu’ils trouvent d’autres sources de financement que les largesses UBS de ces dernières décennies pour se payer des vestes qu’ils ne manqueront pas de retourner au premier abord utile. Peut-être seront-elles en revanche de moindre qualité, car il va maintenant falloir trouver aussi des sous pour ces campagnes idéologiques stupides dont les partis bourgeois ont le secret … et pas seulement pour les décors.

Car il ne faut pas se laisser berner, le parlementaire helvétique bourgeois n’a pas plus de fibre personnelle pour le bien public que le guichetier ronchon de la banque en question : il a simplement l’irrépressible besoin de se faire mousser en prétendant avoir beaucoup de travail et de soucis pour le peuple, tout en ne regardant que la préservation de ses propres intérêts et celle de ceux de sa classe, en  petit soldat condescendant du libéralisme.

Il n’y a qu’à entendre quelques spécimens abonnés à l’interview du trop bienveillant et formaté service infos de la RSR pour se rendre très vite compte qu’ils ont des idées aussi courtes que les attributs capillaires d’un chauve et que leur inculture est généralement à la hauteur de leur ambition, très exactement inversement proportionnelle à la grosseur de leur ego.

Et finalement le trou dans les finances de la banque est une bonne occasion de repenser encore et encore le système de milice actuel qui ne donne aucune satisfaction à quiconque.

Ni aux rares spécimens qui souhaitent le faire comme il faut, ni à ceux qui le font à la « bancaire », et surtout ni au peuple qui se rend compte qu’aux côtés d’un gouvernement de potiches du 4e âge figurent des parlementaires sans pouvoir et sans idée.

La professionnalisation de cette charge, avec ce que cela implique de soutien logistique, est la seule solution pour permettre à des vraies élites, qui délaissent actuellement la charge en raison du peu d’intérêt réel qu’elle offre, de songer à embrasser cette carrière sérieusement et de travailler et non pas pavaner.

A cette professionnalisation du parlement devrait d’ailleurs s’adjoindre une réorganisation totale du gouvernement, l’arrivée de secrétaires d’États en nombre suffisant et surtout l’élection du conseil fédéral par le peuple sur la base d’un programme minimum de législature.

On arriverait sans doute ainsi à transfomer peu à peu l’antiquité poussiéreuse qu’est le système politique helvétique en système un peu plus performant et surtout dépourvu de cette éternelle tare que constitue le conflit d’intérêts permanent.

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Catégorie: Res politica

Commentaires (1)

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  1. olivier melet dit :

    Hmmm… que j’aime voir de bonne idées ainsi exposées.

    Parlons franchement, ce pays n’a de toute évidence plus les moyens de fonctionner avec une politique de milice. Souvent le recours au ‘bénévolat’ coûte cher, très cher, surtout quand les bénévoles décident de se payer eux-mêmes.

    Cependant une réforme légale d’importance devra être entreprise au préalable, jusqu’à aujourd’hui, la suisse refuse de pénaliser [systématiquement] le trafic d’influence. Sans une réelle prise de conscience de ce fléau, toute professionnalisation est vouée à l’échec. Dans un pays où un ‘service rendu’ se monnaie à hauteur de CHF 15’000.- au niveau municipal et dès CHF 50’000.- au niveau fédéral alors que quasiment tout policier refusera de monnayer son indulgence, il sera difficile de faire passer une telle réforme.

    Peut être devrions-nous envisager de la lier à une amnistie préalable. Sans cela aucun politique ne voudra ni ne pourra adhérer à l’idée.

    Le corollaire d’une telle professionnalisation est le durcissement immédiat de la législation envers les membres des organes tant législatifs qu’exécutifs (exemple nordique) et la déchéance immédiate des droits d’éligibilité, d’activité et civiques pour toute personne soupçonnée de déroger à la plus stricte application des règles [qui restent à définir].

    Hmmm… je me réveille. Quel beau rêve, mais qui aura les moyens de le réaliser?

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