UBS et FINMA : pan sur le bec

8 janvier 2010 | par | 2 commentaires Plus loin

On a déjà eu l’occasion de l’écrire ici moult fois : le comportement de l’UBS dans l’affaire USA IRS doit être assimilé à celui d’un gangster de grand chemin, assisté d’une série de cow boys qui tirent plus vite que leurs ombres, la FINMA avec en sous-main le Conseil fédéral.

Le problème justement c’est lorsque les cow boys and girls… enfin girls ainsi que leurs obligés, les fonctionnaires zélés débiles de la FINMA, laissent tremper les doigts dans le goudron et commettent tout simplement des infractions voire des délits voire même plus.

En Suisse, si un conseiller fédéral jouit d’une certaine immunité pour les actes commis dans sa fonction, tel n’est pas le cas des sbires de la FINMA et autres fossoyeurs professionnels d’un secret bancaire bancal.

Les politiques à l’origine des mesures prises sont maintenant en première ligne : il a été jugé que ces mesures de transmission en douce (qui se sont encore poursuivies en catimini il y a une petite semaine, bizarre coïncidence) sont illégales, ce qu’on avait compris depuis belle lurette.

Or les politiques ne sont-ils pas justement garants, au travers de leur promesse, d’un traitement conforme au droit. On ne parle pas ici des escrocs fonctionnaires de la FINMA qui agissent de concert avec leurs collègues banquiers de grand chemin, surtout au départ de Bâle-Zurich.

Si aucun parti politique ne réagit vertement dans ce cas, si aucun politique ne démissionne ici, si la FINMA n’est pas révoquée in globo et manu militari, alors on aura , mais le fallait-il encore, la preuve vivante que l’Helvétie ne vaut plus cher en terme d’honnêteté et de respect et n’est plus qu’un régime de bananes flétries.

Et rappelons-nous que tous ces gugusses sont grassement payés par le contribuable pour finalement ne faire que se faire niquer en retour.

Triste retour de … bâton masochiste.

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Catégorie: A la Une, Res politica

Commentaires (2)

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  1. Louis Favre dit :

    Oïgours, FINMA, Chine, quoi encore? Ça suffit. Qui est ce Jef, ce demi-suisse? Glücksbierg a raison. Nos politiques sont des nuls, aucune vision politique. Alors que la priorité est la défense de nos emplois et nos exportations, on fait le grand coeur. Les talibans sont tous des dingues et on va les dorlotter ! Si il y a une question humanitaire, que fait la Croix Rouge ? Nous sommes devenus des suicidaires, faisons appel à Jung, Bleuler, pour soigner nos âmes calvinistes, nos complexes et nous occuper de nos affaires urgentes, notre économie dans la crise. Cessons la chasse aux sorcières de nos drogués de la fumette qui désertent nos comptoirs. Remettons-nous à la pipe de Burrus ou le cloux tortillard, le Brisago.
    Fumons suisse, la bonne herbe, le chanvre et la soupe valaisannes de nos anciens. Vive la Suisse d’antan!

  2. kalvin dit :

    Sacré Louis …!!
    C’est vrai que Glücksbierg a raison …tout fout le camp.

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