UDC et criminels étrangers : voter blanc

17 octobre 2010 | par | 13 commentaires Plus loin

On a appris récemment avec plaisir que le dernier baromètre électoral voyait s’effriter peu à peu la cote de l’UDC au plan suisse. Populisme qui finit par fatiguer même le bon peuple benêt.

Il faudrait que la faction de Blocher trouve pour une fois quelques idées intelligentes si elle veut remonter la pente. Mais gageons qu’à l’aide du QI navrant de son personnel politique, l’érosion se poursuivra.

En attendant, le 28 novembre prochain, le peuple est à nouveau appelé à voter sur une imbécillité sortie tout droit des cuisines armées de l’UDC. Un projet non seulement inacceptable sur le plan moral, mais une hérésie politique et juridique qui ne sera jamais applicable en raison notamment de la force contraignante de certains textes internationaux approuvés par la Suisse.

Mais ce genre d’aspects n’a jamais intéressé l’extrême droite dont l’unique but est de faire du bruit et de bloquer la Suisse dans une situation qui soit proche de son état du début du 19e siècle, et encore.

Face à cette farce supplémentaire, le parlement a concocté sa propre imbécillité, sortie des cuisines réunies de la droite en général, mais tout aussi bancale que celle de l’UDC.

En gros, le choix entre peste et choléra, mais le choix de marquer aussi sa désapprobation avec cette politique navrante du contre-projet obligatoire, sorte de flagellation pré-électorale dont la droite raffole et qui montre son manque de courage.

On sait depuis longtemps que l’un ou l’autre des deux textes passera, grâce à la majorité xénophobe et mollassonne d’un peuple suisse replié sur lui-même. Dont acte, il n’y a qu’à regarder passer le train et déplorer qu’on le laisse circuler.

Pour marquer une vraie désapprobation, le double non serait techniquement la seule voie acceptable.

Il en est une autre facile aussi à compter et qui a le mérite de laisser aux xénophobes l’entière responsabilité de leurs actes : c’est celle du vote blanc que l’on préfèrera en l’occurrence aux deux autres, la cause étant entendue et perdue.

© image Keystone

Tags: , , ,

Catégorie: Res politica

Commentaires (13)

Trackback URL | Comments RSS Feed

  1. george de glücksbierg dit :

    On se croyait protégé des excès, de la lacheté, des coups-bas et nous voilà de retour vers les années 30. C’est inquiétant et particulièrement en Allemagne. Dans quel siècle vivons-nous et de quelle herbe mangeons-nous ? Ici la météo déconne complètement, de mémoire de paysan, du jamais vu.

  2. george de glücksbierg dit :

    Freysinger est un nul dangereux, mais au fond c’est bien. Avec son look homo, ratissant large, cherchant des appuis chez les putes, on sait au moins qu’il a soif d’audience. A mon avis, son problème est d’ordre sexuel, son pénis trop petit. A Hitler, il lui manquait bien une couille. Frei a besoin d’une prothèse, politique s’entend. En fait il s’isole de plus en plus, il n’est plus crédible, sauf dans les bistrots. Grandeur et décadence d’un look. Il faudrait l’envoyer chez Couchepin pour faire le ménage avec un tablier de soubrette pour l’apéro et pour Blocher, une niche à chien dans le jardin.

  3. olivier melet dit :

    De retour de quelques jours de vacances, je tombe sur l’image illustrant ce billet. Il me faut absolument les magnifiques affiches à l’effigie d’Oskar F. et de Christophe B.

    Quelqu’un peut-il me dire s’il est possible de s’en procurer une dizaine de chaque ??? A titre onéreux bien sûr.

    D’avance merci

    PS: George, je me dois de prendre la défense du guignol en second du valais, je pense qu’il est inutile voire même inadéquat de t’en prendre à l’identité sexuelle de ce pauvre prof. Imagine que ses élèves reprennent cette attaque à leur compte… Je pense qu’il a déjà fort à faire en partageant son origine (autrichienne) avec le petit adolf, dont-il partage d’ailleurs l’irritabilité.

    En même temps, à cautionner des pratiques et l’imagerie des années 30, il faut bien qu’ils s’attendent à un retour de bâton. Pour ma part je serais prêt à cautionner le port obligatoire de la cocarde helvétique pour tous les UDC et sympathisants. Cela me permettrai de savoir avec qui éviter de plaisanter, comme le disait Desproges, on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde.

    S’il vous plaît pour les affiches (dit-il en imitant le regard éloquent du chat dans Shreck) ?

  4. Scipion dit :

    Pourquoi il faut voter OUI à l’initiative de l’UDC

    Pas par xénophobie, certainement pas, mais pour une question de principe. L’étranger, chers xénolâtres, c’est l’hôte, c’est celui à qui on permet d’entrer, de s’installer et de profiter des acquis légués par ceux qui, chez nous et avant nous, ont su « édifier, conserver et transmettre ».

    L’étranger, Monsieur le conseiller national, c’est l’hôte, c’est celui à qui on permet d’entrer, de s’installer et de bénéficier des acquis légués par ceux qui, chez nous, ont su « édifier, conserver et transmettre ».

    Qu’il en profite alors pour commettre des crimes et des délits est particulièrement insupportable. C’est une marque de mépris à l’encontre de la population du pays d’accueil.

    S’ajoutant au crime et au délit, cette injure ne doit pas rester sans conséquences : l’expulsion est là pour la sanctionner. C’est pourquoi, le 28 novembre, il faut tout simplement voter OUI à l’initiative de l’UDC.

    • kalvin dit :

      Mon avis est justement qu’il ne faut pas voter oui, ni à l’initiative ni au contre-projet. Ces textes sont purement populistes et inapplicables. Ceci dit je laisse votre commentaire en ligne par respect du pluralisme des idées.

  5. Scipion dit :

    « Ceci dit je laisse votre commentaire en ligne par respect du pluralisme des idées. »

    Désolé, mais moi, ce qui m’intéresse, c’est qu’on me porte la contradiction. La tolérance est une revendication que je laisse à ceux qui en ont besoin pour survivre en se supportant.

  6. george de glücksbierg dit :

    Kalvin a raison, ces votations sentent le café du commerce, il faut revoir les copies pour les deux bords. Et pour Olivier, merci de me commenter. C’est la queue de cheval de Frei qui m’énerve, j’en avais une en 68, aujourd’hui, c’est un peu ringard. Maintenant je suis plus Guinsbar. Au fait, la cocarde française date de Louis XVI et non pas de la Révolution, curieux, non ?

  7. george de glücksbierg dit :

    On a souvent peur du bonheur. Ce n’est pas le cas de Roméo et de Chéri. Roméo est le siamois castré de Brigitte et Chéri un vagabond de 4 pattes, tous deux ont 9 ans. Ils ont fait connaissance ici l’été dernier et très vite sont devenus inséparables, Roméo dormant sur le ventre de Chéri, aussi appellé Rantanplan en souvenir de Lucky Lucke et de ses cousins Dalton, tous des familiers des lectures du comte Max. Communiquant par le regard, car Roméo est français et Chéri catalan, loin des yeux et non du coeur, je et Brigitte leur traduisons leurs billets doux au téléphone, éloignés jusqu’en mai prochain.

  8. george de glücksbierg dit :

    Isabelle la Catholique n’avait peut-être pas tout tort, car en fait, elle a chassé deux groupes issus de religions racistes, les juifs et les arabes, des cousins germains. La crise d’aujourd’hui excite pas mal de jeunes extrèmistes de tous poils. Vivement le retour des croisés pour remettre un peu d’ordre. Allons en Palestine délivrer Jérusalem.

  9. Le Club dit :

    Donc, au Bar Suizo, où Kalvin est attendu pour son schnaps habituel, j’ai engagé deux serveuses, une jeune et une vieille, LA JEUNE POUR LUI ET LA VIEILLE POUR MOI. Il fait beau. L’évêque fait fort avec de nouveaux exorciseurs, pourtant, on est pas au cinéma et on parle de l’église primitive, la vraie. Voilà encore du popularisme, tout le monde s’y met, le diable sur la muraille, monstrueux et ça marche. J’ai donc ressorti mon vieux fusil à plomb et le prochain curé en ligne de mire, je lui tire dessus. Délivrez-nous du mal de saligots pareils. Manipuler le mental est extrêmement grave et donner de faux espoirs, c’est criminel, pour quelques dollars de plus.

  10. Le Club dit :

    Saint-Domingue, paradis des pédophiles, Formentera, paradis de la coke, à chacun sa pub. Ces organisations charitables oublient le principal, les causes. Ici, c’est le plaisir de la défonce, là-bas, c’est un boulot pour nourrir sa famille. Où est la meilleure morale, voir des gosses crever de faim, je dis bien de faim ou se faire sucer par un vieux cochon. A MÉDITER AVANT LES GRANDS DISCOURS D’HOMOPHOBIE, QUI EST LE PLUS VICIEUX.

  11. Le Club dit :

    Des commerces ouverts plus tard avec moins de personnel, je rêve ou quoi. L’attrait principal de nos voisins français réside que l’on écomise 20%, que l’accueil est plus agréable, que le choix est plus large avec de meilleurs produits, viande, fromage, légumes et en plus le resto à côté, pour un bon sandwich aux rillettes ou au camembert. Quoi de plus ?

  12. Le Club dit :

    Bank of China a paniqué, une banque d’amateurs. Vendre à crédit et recevoir des fonds propres qui sont partis en fumée, la banque voulant se couvrir, c’est le jeu, le fautif, c’est le client.

Laisser un commentaire