Vallorbe : radicale pataugée

24 février 2010 | par | Pas de commentaire Plus loin

Ils sont affables, rondouillets, patelins et très radicaux dans leurs habitudes. Ils fréquentent toujours le même bistrot depuis des lustres, chez Quinquin (pas Ouin Ouin) pour y définir leur « stratégie », et pour y satisfaire à d’autres besoins vitaux.

Le radicalisme vallorbier est un concentré de ce que la politique vaudoise produit comme pragmatisme opportuniste et populiste de ce côté de l’échiquier politique.

Certains de ses membres ont même carrément la stature UDC chevillée au corps. Or en décembre 2009, leur président local, le sémillant Bernard Haldemann, a déposé une motion pour que la Municipalité étudie le retour à l’élection majoritaire à deux tours pour le Conseil communal.

Et il fallait que ça aille vite pour que tout soit sous toit avant le 30 juin 2010, date légale limite pour les changements de mode de scrutin l’année précédent les élections.

Pour une cité de plus de 3000 habitants, c’est bien sûr une régression politique et démocratique grave, mais bon, puisqu’à Vallorbe ce que le radical veut il l’obtient, on se bornera à constater les dégâts. Il faut dire que les membres de la gauche locale n’ont pratiquement pas réagi à cette proposition.

Lors de la séance du Conseil de lundi 22 février 2010, la Municipalité a donc très discrètement rapporté sur ce sujet en deuxième partie d’un préavis anodin sur un autre sujet : sa position rejoint celle des radicaux, ce qui n’étonnera personne. C’est ainsi que le régime majoritaire va redevenir la règle à Vallorbe, en principe lors de la séance du 23 mars, tant il est vrai que la gauche y est minoritaire et en plus molle à faire hurler.

Mais là où le même Bernard Haldemann a fait fort, c’est qu’il s’est agité des mois durant pour que le mariage entre radicaux et libéraux ait lieu : et ce mariage a effectivement eu lieu en janvier 2010 et en grandes pompes. Il préside le nouveau groupe fusionné, ce qui n’étonnera personne.

On admirera la logique de cette manœuvre: faire en sorte que de partis s’unissent et soient forts pour les élections de 2011 en « présentant un message clair à l’électeur«  ( motif officiel présenté au public pour la fusion) et simultanément rayer de la carte politique de Vallorbe l’élection proportionnelle.

Une logique toute radicale, à savoir qui ne rime à rien et qui fait sourire, à défaut d’autre chose, et ceci bien loin à la ronde.

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Catégorie: A la Une, Res politica

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